Mobilisation pour l'étiquetage des OGM
Une coalition d’organismes de consommateurs, d’agriculteurs et de groupes environnementaux presse Ottawa de doter le Canada d’une politique d’étiquetage indiquant la présence d’organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l’alimentation.
Cette mobilisation intervient alors que l’organisme des Nations unies chargé d’édicter des normes en matière d’agroalimentation est réuni toute la semaine à Québec. La commission doit notamment se prononcer sur une proposition du Brésil qui recommande de laisser à chaque pays la liberté de procéder ou non à l’étiquetage.
Cette proposition, si elle est adoptée, écarterait les risques de poursuite par l’Organisation mondiale du commerce au motif de nuire aux règles du libre-échange. «L’étiquetage est réclamé par la majorité des consommateurs canadiens», a soutenu Benoît Girouard, de l’Union paysanne, qui est membre de la coalition.
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Ottawa n’a pas pris position par rapport à la proposition brésilienne. Les associations craignent un alignement sur les États-Unis, qui s’opposent à une politique d’étiquetage. «Le marché agroalimentaire est de moins en moins souverain au Canada du fait des nombreuses importations et exportations avec les États-Unis», a critiqué M. Girouard.
La coalition a également remis en cause la rentabilité économique des cultures d’OGM. «De plus en plus de cultures OGM sont bloquées aux portes de l’Europe, qui ne les accepte pas. Cela devient une tare commerciale», a estimé quant à lui Claude Tanguay, de l’Union des consommateurs, laquelle est également membre de la coalition.