Des Montréalais quittent la ville pour les trains de banlieue
Les familles continuent de quitter Montréal. Beaucoup plient bagage pour aller s’établir en périphérie de la métropole, non loin d’une station de train de banlieue. C’est l’un des constats qui ont été faits hier par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Laval, Vaudreuil-Soulanges ainsi que plusieurs localités de la Rive-Sud et de la Rive-Nord ont accueilli plusieurs milliers de Montréalais de 2000 à 2008. «Ce sont tous des secteurs éloignés de la région de Montréal, mais qui sont situés à proximité du train de banlieue, explique l’analyste de la SCHL David L’Heureux. Les gens continuent de travailler sur l’île, même s’ils habitent en banlieue.»
L’exception : l’est
La banlieue de l’est de Montréal fait toutefois exception. Aucun train de banlieue ne dessert ce secteur, alors que des milliers de Montréalais s’y installent chaque année. «Mais il y a un train qui est en développement, précise M. L’Heureux. Donc, on peut penser que ça attire les gens.» En 2007-2008, 3600 Montréalais ont migré vers des municipalités comme Terrebonne et Repentigny. Selon les chiffres de la SCHL, la perte démographique nette de Montréal oscille entre 15 000 et 20 000 personnes par année. En 2007-2008, la métropole a perdu près de 18 530 personnes.
Un incitatif important
Le prix des logements incite fortement les Montréalais à choisir la banlieue. La différence entre le prix d’un logement en banlieue et dans la métropole peut aller jusqu’à 40 %. «C’est un écart non négligeable», a avancé l’analyste de la SCHL, Patrice Tardif. Pour une maison unifamiliale, le prix moyen à Montréal se situe à 384 000 $, alors que le prix moyen sur la Rive-Sud équivaut à 223 000 $ et celui sur la Rive-Nord, à 258 000 $.