Un immeuble entre modernité et tradition
Pour le propriétaire d’un immeuble de trois logements situé à deux pas de l’Oratoire Saint-Joseph, rien ne sert de tout casser pour réaménager. «Rien ne se perd, tout se transforme», explique-t-il pour paraphraser Lavoisier.
Ingénieur de formation, il sait que «tout casser coûte cher». «C’est pourquoi j’essaie plutôt d’adapter l’existant avec ce qu’on peut trouver dans les nouvelles technologies d’aujourd’hui», souligne-t-il.
Mot clé : fonctionnalité. Par exemple, au lieu de changer l’ancienne fournaise qui chauffe tous les appartements, il a décidé d’adapter les thermostats. Autrement dit, faire du neuf avec du vieux. «J’ai utilisé une technologie qui s’appelle le zoning. Tout se fait sur l’internet. Si la température est adéquate en bas, mais qu’il fait froid en haut, la chaleur sera redirigée au bon endroit. Il suffit d’adapter les équipements existants pour obtenir cette flexibilité. Et en plus, ça permet des économies d’énergie!»
Bien sûr, il faut une certaine dose de patience «et une bonne connaissance des réseaux informatiques» pour arriver au même résultat chez soi, avoue-t-il. C’est un peu pourquoi il a lancé, avec sa copine designer, Lapelemo, une entreprise de «génie design» qui offre justement ce genre de service.
Dans l’appartement que Métro a visité, l’éclairage DEL est roi. «Plutôt que de changer les couleurs, je me suis dit que l’éclairage pouvait créer l’ambiance.» Ainsi, pas de flafla. Les murs sont blancs. Le proprio a même choisi de garder la moquette de laine «toujours en bon état» et de la recouvrir de dalles de verre.
Toujours selon le principe d’économie, il a conservé presque intacte la cuisine rénovée dans les années 1980. Seuls ajouts : des lumières DEL, des plaques chauffantes amovibles et une hotte. Même l’îlot a vu sa vocation être transformée, passant de placard à cellier.
Dans cet univers sobre, les meubles de l’époque napoléonnienne volent la vedette. «Comme ce sont des meubles aux lignes droites, ça fonctionne très bien dans un décor contemporain et épuré», justifie-t-il.




