Montréal côté gourmand avec Philippe Mollé
Philippe Mollé partage avec Métro ses coups de cœur et autres impressions sur la scène gastronomique montréalaise.
L’an dernier, le journaliste Philippe Mollé présentait ses coups de cœur gourmands dans Le Montréal gourmand de Philippe Mollé. Cet automne, il récidive avec l’édition 2014 du guide. Une édition augmentée, revue et corrigée. Le globe-trotteur a visité (ou revisité) 140 restaurants et 80 boutiques gourmandes afin de pouvoir conseiller honnêtement ses lecteurs.
Même s’il mange aux meilleures tables, et ce, partout sur la planète, le désir de M. Mollé est de s’adresser aux communs des mortels, sans snobisme. Et ce désir, on le retrouve dans les restaurants décrits dans le guide. De la Binerie Mont-Royal au Toqué!, en passant par le Big in Japan, le chroniqueur ratisse large. Tour d’horizon.
Coup de cœur : le Mile-Ex
«C’est un chef qui a ouvert, dans un décor de récupération, un petit restaurant de 50 couverts dont la cuisine est exceptionnelle. Les vins ne sont pas chers, la cuisine est originale et tu sors de là, tu es content. Mon grand coup de cœur de l’année, sans aucun doute!»
6631, rue Jeanne-Mance
Coup de gueule : Le piment rouge
«C’est un restaurant qui aurait pu être LE grand restaurant chinois de Montréal, avec son look, avec l’argent investi à l’intérieur. À certains moments, j’ai louangé ce restaurant, et ensuite je l’ai détesté. Quand j’ai écrit mon livre, je ne savais pas que ça fermerait, mais aujourd’hui, c’est fermé parce que ces gens-là n’ont jamais fait attention.»
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La tendance trop tendance
«Il y a eu, dans les années 1975-1980, l’époque bœuf bourguignon. Ensuite, il y a eu l’époque confit de canard, crème brûlée. Et là, on est dans l’époque tartares, sushis et ceviche. On voit les mêmes menus dans des restaurants identiques, qui se copient les uns les autres. Après, ça joue sur les accompagnements, la salade, mais il manque beaucoup d’originalité dans ce genre de restaurants. On a une assiette qui plaît, qui est bien garnie, mais sans aucune originalité.»
Le problème récurrent des restos montréalais
«Le bruit fort de la musique qui empêche les gens de parler. Ça arrive de plus en plus, mais de grâce, à 19 h-20 h, laissez-moi manger.»
Le(s) quartier(s) où ça bouge
«Il y a Griffintown, dont tout le monde parle et qui est la place branchée en ce moment. On voit une prolifération de restaurants qui s’y installent. Mais il y a aussi un développement qui a lieu à Verdun et dans Hochelaga-Maisonneuve, où on voit des restaurants comme le Wellington ou le Valois s’installer dans ces quartiers plus défavorisés. Je suis très content de ça!»
Le Montréal gourmand de Philippe Mollé 2014
Guide de voyage Ulysse