Une chirurgie pour traiter le parkinson
L’Institut et hôpital neurologiques de Montréal (Neuro) a dévoilé des résultats très encourageants obtenus par des patients souffrant du parkinson à la suite de chirurgie. L’implantation d’appareils de stimulation cérébrale profonde (SCP) rend possible l’activation électrique de certaines parties du cerveau.
Pour certains sujets parkinsoniens, cette mesure leur permet de grandement atténuer les problèmes de tremblement et de raideur ressentis. La portion de patients qui peuvent voir leur qualité de vie améliorée est d’environ 5 % en ce moment, selon le Dr Abbas Sadikot, neurochirurgien, chef du Service de neurochirurgie fonctionnelle du Neuro. Cette proportion pourrait grimper jusqu’à 15 % dans les années qui viennent.
Robert Delage fait partie de ceux pour qui la chirurgie était une option. Lorsqu’il a appris qu’il était affligé de la maladie à 45 ans, ses recherches sur la maladie ne lui laissaient entrevoir presque aucun espoir. Il est devenu malade au point de souffrir de crampes paralysantes pouvant durer une heure tous les jours.
Un mois après sa chirurgie, il a retrouvé sa mobilité, allant jusqu’à pouvoir effectuer de petites courses. «J’attends juste que le médecin me donne la permission pour recommencer à jouer au tennis», a dit Delage avec le plus grand sourire. Le Dr Sadikot a dû tempérer quelque peu son enthousiasme en lui suggérant de commencer en pratiquant son putting.
Avec l’aide de l’O-Arm, un outil d’imagerie acquis en 2009, les chirurgiens sont en mesure de s’assurer du placement très précis des appareils de SCP. Ces appareils doivent être logés dans des zones où la marge de manœuvre est minimale.
L’O-Arm peut bouger autour du patient dans tous les sens afin de donner des images en 3D de la zone d’opération. Les neurochirurgiens peuvent ainsi savoir qu’ils ont bien placé l’appareil de SCP. Auparavant, on devait effectuer des tests d’imagerie par résonance magnétique après l’opération pour évaluer son succès. Si le placement n’était pas correct, une seconde chirurgie était nécessaire.
L’institut associée à l’Université McGill a pu acquérir l’appareil grâce à un don de 500 000 $ de BMO Groupe financier. L’appareil coûterait aux alentours de 1,5 M$.
Voir aussi une vidéo sur l’appareil et des exemples de patients qui ont été aidés.