Des plantes qui purifient l'air de la maison
Décorer sa maison de plantes d’intérieur peut améliorer la qualité de l’air qu’on y respire.
C’est ce que soutiennent des chercheurs américains qui ont mesuré la capacité de 28 espèces de plantes domestiques à absorber certains polluants présents dans l’air, dont le benzène, le toluène l’octane, le trichloréthylène et l’alpha-pinène. Ces polluants émanent autant des peintures, des vernis et des produits de nettoyage, que de la fumée de cigarette ou des gaz d’échappement des voitures qui pénètrent par les fenêtres.
Cinq plantes efficaces
Après avoir isolé les plantes pour les exposer successivement aux différents polluants, les chercheurs ont constaté que cinq plantes montraient des taux d’élimination satisfaisants. Concrètement, ces plantes immobilisent les composés volatils sur leurs feuilles, puis les emmagasinent dans leurs cellules. Les micro-organismes présents dans la terre jouent aussi un rôle en biodégradant certains polluants. Ces cinq plantes sont :
– Hemigraphis alternata, une plante au feuillage vert violacé. Elle est originaire de l’Asie du Sud-Est;
– Hedera helix, un lierre grimpant ou rampant. Il est originaire d’Europe. Son feuillage est vert, parfois cerclé de jaune;
– Tradescantia pallida, une plante rampante qu’on appelle parfois «misère pourpre». Ses feuilles sont velues et violacées. Elle est originaire du Mexique;
– Asparagus densiflorus, une plante au feuillage vert tendre, qui rappelle celui des fougères. Elle est originaire d’Afrique du Sud;
– Hoya carnosa, une liane grimpante qu’on appelle aussi «hoya cireux» ou «fleur de porcelaine». Ses feuilles luisantes ont une apparence cirée. Elle est originaire de l’Inde, du Myanmar et du sud de la Chine.
L’air intérieur plus pollué que dehors
Nous passons environ 80 % de nos journées entre quatre murs. Or, la pollution serait jusqu’à 12 fois plus concentrée dans nos maisons qu’à l’extérieur, selon les chercheurs. L’exposition aux composés organiques volatils (COV) serait liée à l’occurrence de certains cancers, de maladies immunitaires, neurologiques, respiratoires ou à l’infertilité.