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Pour ou contre les électros encastrés?

Opter ou non pour des éléctros encastrés est une décision que de nombreux Montréalais ont à prendre à l’achat d’une propriété. Si la tendance est loin d’être nouvelle, elle tend à se démocratiser, notamment en raison de la baisse des prix. 

» Les avantages

En plus de rehausser le style d’une cuisine, le choix d’électros encastrés est aussi une question de confort : «Un four et des plaques séparés sont souvent plus adaptés à notre hauteur et
facilitent le nettoyage, évitant que des éléments se coincent à l’arrière des appareils», rappelle Marie-José Lafortune, designer d’intérieur à Montréal.

Flexibles, les électros encastrés permettent d’imaginer de nouvelles dispositions : «Sous la plaque de cuisson, on peut insérer des tiroirs pour ajouter du rangement, tandis que sous la porte du four, on place souvent un chaudron», détaille Marie-José Lafortune.

L’une des nouvelles tendances serait même de dissimuler la hotte dans un module en bois, ou de placer le micro-ondes dans un îlot au centre de la pièce.  «Dans 99 % des cas, on commence par encastrer le four, les plaques, le lave-vaisselle, et ensuite le réfrigérateur», affirme Stéphane Camirand, directeur des ventes chez JC Perrault. L’encastré est aussi un moyen de varier les technologies et de choisir entre l’électricité, le gaz et l’induction. «Les gens choisissent souvent d’aménager un four double, pratique pour chauffer des assiettes et flexible pour une famille qui cuisine beaucoup», estime Stéphane Camirand.

» Les inconvénients

Le budget reste l’un des principaux freins à l’équipement d’une cuisine complète encastrée, qui coûte 25 % à 50 % plus cher qu’une installation traditionnelle. Et les prix augmentent en fonction de la technologie dont on souhaite profiter.

Le second compromis à faire réside dans le caractère permanent de l’installation, d’autant plus que la loi prévoit que, en cas de vente, tout appareil encastré fait partie des murs. «À Montréal, il existe un grand marché de locataires qui ne sont là que temporairement et qui n’investissent pas dans l’encastré, car ce type d’investissement ne se rentabilise pas en deux ou trois ans», précise Stéphane Camirand.

Autre contrainte, l’intensité du courant de la pièce devra être doublée pour supporter une installation double (four et plaques de cuisson séparés).

Au final, Marie-Josée Lafortune conseille aux ménages qui ont peu d’espace et un petit budget de préférer un poêle «qui prendra moins de place» et de laisser la porte ouverte à «un gros poêle à gaz, de type restaurant, qui peut parfois être aussi esthétique que des électros encastrés pour les cuisines qui s’y prêtent». Tout est une question de goût.

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