Devenir propriétaire: une grande aventure
Le premier habite désormais en ville, la seconde est heureuse sur la Rive-Sud. Tous deux ont récemment acheté une propriété. Malgré qu’ils aient rencontré quelques petits tracas liés à leur achat, ces deux nouveaux propriétaires affirment ne regretter en rien leur choix.
Histoire d’un urbain
L’urbain, Benoît Santerre, a dernièrement fait l’acquisition d’un condo dans le Vieux-Rosemont, à Montréal. Récemment diplômé en génie, il a acheté une propriété à proximité de son lieu de travail. Mais pourquoi s’encombrer d’une hypothèque de près de 200 000 $ en sortant de l’université? «J’ai des amis qui louent des logements pour sensiblement le même prix mensuel: c’était donc plus sensé d’acheter», répond sans hésiter Benoît Santerre.
S’il affiche un sourire en coin lorsqu’il parle des quelques problèmes affligeant son condo – fenêtres coincées, petites réparations à effectuer -, c’est surtout ses difficultés à rejoindre le promoteur qui l’agace. «Quand il a eu fini de construire, il est passé à autre chose!» affirme-t-il. Il n’était cependant pas question d’acheter usagé pour le jeune diplômé. «C’était du neuf ou rien! raconte-t-il. Ça me coûtait moins cher d’acheter neuf ou même en prévente.» De plus, M. Santerre est persuadé qu’il a moins de problèmes avec son condo neuf que s’il avait acheté une propriété vieille de quelques années.
De la banlieue…à la banlieue
Alors que Benoît Santerre a quitté le nid familial pour acheter son propre domicile, Annie Labrecque a agrandi le sien en échangeant son condo contre une maison neuve, à quelques rues de son ancienne demeure de Saint-Hubert. «L’usagé était plus cher que le neuf», affirme-t-elle aussi, précisant avoir profité du bon contexte économique pour offrir un meilleur environnement à son petit garçon.
Au cours de sa période de magasinage, Annie Labrecque a rencontré quelques problèmes avec son vendeur, qui ne lui avait pas fourni toutes les informations pertinentes. «J’ai par chance fait appel à une tierce personne pour faire inspecter la maison», précise-t-elle, ajoutant que certains problèmes étaient passablement sérieux et devaient être réglés, comme l’absence de trou pour la sécheuse.
Malgré cela, tout comme M. Santerre, Annie ne regrette pas son achat. En optant pour une maison, elle a pu avoir un sous-sol et un terrain pour que son fils puisse avoir de l’espace à souhait pour s’amuser, ce qui aurait été beaucoup plus difficile en achetant un condo.