Soutenez

Gérer ses douleurs psychologiques

La vie nous frappe parfois durement : un accident de voiture, un viol, la mort subite d’un proche. Parmi les choses les plus difficiles à gérer à la suite de ce genre de traumatismes, il y a souvent les souvenirs qu’on en garde. Ces souvenirs et les flash-back sont des effets psychologiques persistants qui minent le moral des victimes. Tout comme les chiens de Pavlov qui salivaient en entendant le son d’une cloche, qu’ils avaient associé avec leur nourriture, le corps réagit à tout rappel d’un événement marquant.

Une réaction émotionnelle sert bien souvent à nous protéger. Elle agit telle une voix intérieure qui crie «Fais quelque chose!» Malheureusement, lorsqu’il s’agit de sentiments liés au chagrin ou à un traumatisme, il n’y a souvent pas grand-chose à faire pour les éviter.

Il arrive heureusement que ces réactions émotionnelles soient liées à des souvenirs agréables, comme l’odeur de la bonne cuisine de grand-maman ou la musique de notre jeunesse. Ces flashs procurent alors un sentiment de bonheur pour un instant.

Il en va de même pour les flash-back désagréables. Ce sont des souvenirs émotionnels de traumatismes qui ne s’effacent pas de notre mémoire. Nous n’avons d’autre choix que d’apprendre à composer avec eux et de les traiter comme on traite les souvenirs agréables c’est-à-dire en lâchant prise et en tentant de les accepter comme normaux. Ils ne tarderont pas à disparaître.

Comme lorsque nous nous cognons un orteil, il faut simplement attendre que la douleur passe. Si nous tentons d’éviter les souvenirs désagréables, ils surgiront à des moments indus. Si nous les acceptons, ils s’atténueront petit à petit et perdront leur acuité émotionnelle. C’est la seule façon de reprendre le fil de sa vie.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.