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Oubliez vos préjugés envers vous-mêmes

Si vous étiez juge et que vous deviez trancher dans une cause où votre meilleur ami est accusé d’un crime, vous retireriez-vous de l’affaire? Et si vous étiez la présumée victime? Ne souhaiteriez-vous pas que le juge se récuse? La réponse à ces questions est évidente. Mais si c’était vous, l’accusé, et que le juge était un ami du plaignant? Ou pire encore, si le juge était payé pour rendre une décision contre vous?

Bien sûr, si vous étiez au courant du pot-de-vin et des relations entre le juge et le plaignant, vous demanderiez que le juge se récuse. Mais si vous l’ignoriez? Dans un scénario aussi étrange, vous seriez trouvé coupable à coup sûr, quels que soient les faits.

Nos propres préjugés

Ces mises en situation sont plutôt tirées par les cheveux, mais nous en vivons constamment de semblables. Des personnes qui ont peu confiance en elles peuvent avoir l’impression d’être des perdantes ou d’être anormales. Ces sentiments peuvent avec le se transformer en croyances qui fonctionnent comme des préjugés.

Et «préjuger» signifie décider à l’avance. Ceux qui ne se sentent pas normaux ont déjà porté un jugement contre eux-mêmes. Par exemple, si je pense que je suis stupide et que je commets une erreur, je vais mettre cela sur le compte de ma stupidité. Si je réussis quelque chose, j’aurai tendance à considérer que la tâche accomplie était facile ou que j’ai eu de la chance. Cette façon de penser alimentera mon manque de confiance en moi.

Les préjugés qui se confirment d’eux-mêmes fonctionnent à l’inverse chez les gens qui ont une haute opinion de leur propre personne. Si je pense que j’ai toujours raison, je m’attribuerai le mérite de tout ce qui se passe bien. Lorsque les choses tourneront mal, je blâmerai les autres. Cette tendance alimentera mon arrogance.

Laissez quelqu’un d’autre décider !

Nous avons tous notre bagage de préjugés. Certains font du tort aux autres, et d’autres nous nuisent à nous-mêmes. Il s’agit de prendre conscience de leur existence. Puis, nous devons nous récuser. Comme le juge qui manque d’impartialité, nous devons laisser quelqu’un d’autre décider. Notre jugement sur nous-mêmes ne sera pas équitable. Que nous ayons une piètre ou une haute opinion de nous-mêmes, nous n’avons pas le choix : nous devons compter sur le jugement des autres… et y croire.

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