Frustrations au panier!
Les gens qui «empruntent» constamment un stylo ou un bloc-notes et ne le rapportent jamais, qui demandent toujours de la monnaie pour la machine à café ou qui ne nous rendent jamais les livres empruntés finissent par être agaçants. Si cela se produit de temps à autre, nous pouvons l’accepter; mais à répétition, c’est une autre histoire.
Qui est le méchant?
Supposons que votre collègue Robert est un gars comme ça. Rien de ce qu’il fait ne mérite une dispute. Après tout, un stylo, un bloc-notes, un dollar pour la machine à café sont des choses mineures. Malheureusement, si vous tolérez toujours ses habitudes irritantes, le jour où il voudra «emprunter» votre stylo pour la centième fois, vous risquez de hurler : «Si tu touches à mon stylo, t’es mort!»
Vous vous retrouverez alors au service des ressources humaines, forcé de vous expliquer. «Mais… il… mais, le stylo… le bloc-notes… et il emprunte des livres et il ne… et la monnaie…» Lorsque le représentant des ressources humaines demandera à Robert de fournir sa version, celui-ci dira : «Je ne sais pas. Je lui ai juste demandé un stylo et il a disjoncté.»
Il ne fait aucun doute que c’est vous qui passerez pour le méchant. C’est injuste, n’est-ce pas? C’est ce qui se produit lorsque nous laissons des irritants mijoter. Si nous ne les traitons pas d’une façon ou d’une autre, ils finiront par nous envahir.
Lâcher prise
Il n’y a que deux options devant des gens comme Robert. La première consiste à lâcher prise. Je veux dire, vraiment laisser tomber. Nous voulons tous que les autres tolèrent nos petits travers et nos distractions occasionnelles. Si nous désirons profiter de la tolérance des autres, nous devons leur en offrir autant, et accepter les irritants mineurs comme faisant partie de la vie. Comme le mauvais temps, parfois.
Traiter la situation avant qu’il soit trop tard
Toutefois, certains irritants ne sont pas mineurs et ne peuvent pas être passés sous silence. Il faut alors s’en occuper avant qu’il soit trop tard. Mais il n’y a pas d’urgence. Vous pouvez attendre de saisir une occasion. Il s’en présentera certainement une bientôt, qui vous permettra de faire un commentaire ou de rappeler à quelqu’un de vous rendre vos effets. Si vous le faites avant que votre colère ait pris trop d’ampleur, votre message passera. Si vous laissez filer ces occasions, ce n’est qu’une question de temps avant que vous jouiez le rôle du méchant.