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Méthode Dukan: du bon et du moins bon

Des dizaines de régimes sont apparus ces dernières décennies pour aider les gens à perdre du poids. Certains ont été complètement discrédités par les spécialistes de la santé malgré leur forte popularité auprès des personnes aux prises avec un surplus pondéral. Qu’en est-il de la méthode Dukan, le régime qui connaît la plus grande expansion ces temps-ci?

Le livre La bible des régimes de Jenny de Jonquières, publié chez Amérik Média, attribue au régime de protéines pures une note de zéro sur huit. Selon l’auteur, le seul avantage de la méthode Dukan est que «la sensation de faim serait quasiment absente tout au long du régime». Elle soutient, contrairement au Dr Dukan, que la méthode est très difficile à suivre et que «la perte de poids rapide des premiers jours risque de fatiguer les personnes qui le suivent». 

La nutritionniste Catherine Lefebvre n’est pas aussi dure envers le régime, mais a tout de même plusieurs réserves. «Quand c’est trop miraculeux et vite, il faut se poser des question», dit-elle.

Du côté des bons coups, elle  considère que l’aspect du coaching personnalisé est fort intéressante. «Ce qui a été bien fignolé, c’est l’esprit de communauté, sur internet, où les gens partagent leur expérience. Il y a des trucs, des recettes, des forums… ça c’est intéressant et ça peut aider les gens à demeurer motivés», soutient Mme Lefebvre.

La première phase du régime, l’attaque, laisse Catherine Lefebvre perplexe. «Les protéines entraînent certes une perte de poids rapide, ce qui encourage les gens à continuer, dit la nutritionniste. Mais il y a des risques de surcharge de protéines sur les reins, qui eux filtrent tout ça. Une fois qu’on a utilisé les protéines dont on a besoin, notre corps ne l’emmagasinera pas.»

«Je n’encouragerais pas les gens à suivre cette méthode, mais dans la mesure où la phase d’attaque n’est pas prolongée, c’est quand même un régime pas trop dommageable», estime la nutritionniste.

Selon elle, un aspect important à considérer est l’après-régime, soit la phase 4 de la méthode: la stabilisation. Elle soutient qu’il est primordial que les adeptes du régime ne soient pas laissés à eux-mêmes après les trois premières phases. «Dans la phase de stabilisation,  où tous les aliments sont permis, ce qu’il faut voir, c’est si les gens reviendront à leurs anciennes habitudes alimentaires? Je ne sais pas si monsieur et madame Tout-le-monde seront en mesure de faire des bons choix après avoir été restreints pendant quelques semaines et s’ils auront compris ce qu’est une alimentation saine», s’interroge Mme Lefebvre.

«Grosso modo, l’important, c’est de ne pas perdre son jugement et de faire la part des chose», conclut-elle.

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