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Plaire à tout prix

Robert est très serviable. Lorsqu’on lui demande un service, il répond : «D’accord! Pas de problème!» Il est toujours prêt à faire plaisir; sauf que parfois, il explose.

L’un des facteurs qui augmentent notre stress est le manque de temps pour accomplir nos tâches. Or, même s’il arrive à tout le monde de manquer de temps, cette situation se répète continuellement pour des gens comme Robert.

Il n’y a rien de mal à vouloir plaire aux autres. Sauf que la réponse de Robert est si automatique que les gens s’attendent à ce qu’il leur dise toujours oui. Il passe des journées de fou à tenter de venir à bout de la montagne de travail qui s’accumule sur son bureau.

Puis, il se précipite chez lui pour aider des membres de sa famille et des amis, avant de s’effondrer dans son lit. Inévitablement, un jour, quelqu’un lui demandera quelque chose de banal… et aura droit à une scène.

Du jour au lendemain, ce merveilleux employé sera considéré comme un problème plutôt que comme l’atout qu’il est vraiment. On oubliera sa serviabilité pour ne tenir compte que de ses «sautes d’humeur».

Plusieurs d’entre nous lui conseilleraient d’apprendre à dire «non». C’est bien beau, mais comment peut-il y arriver, lui qui n’a jamais refusé une demande d’aide?

Cet apprentissage est un pas difficile à franchir pour certains. Il leur serait plus facile de s’habituer à ne pas répondre systématiquement : «D’accord! Pas de problème!» Ainsi, Robert pourrait retarder sa réponse et dire quelque chose du style : «Là, je suis occupé, mais je vais essayer de t’aider plus tard si j’ai le temps.»

Puis, après un moment, il peut offrir son aide s’il en a le temps. Sinon, il peut dire : «Désolé de ne pas être revenu te voir plus tôt. J’étais vraiment occupé.» Le collègue de Robert se sentira respecté
et, entre-temps, il aura peut-être trouvé la solution à son problème.

En prime, cela transmettra le message que Robert est un homme occupé, qui n’est pas toujours disponible. Avec le temps, le collègue deviendra plus indépendant, ce qui fera diminuer les demandes faites à Robert.

En résumé, pour réduire les demandes qui grugent notre temps, il n’est pas nécessaire de savoir dire «non» ni de décevoir les autres.

Il faut simplement nous débarrasser d’un réflexe. Si on apprend à reporter notre réponse, notre réaction instinctive finit par se dissiper. Nous pouvons ensuite réfléchir quelques minutes à la meilleure façon d’aider les autres tout en tenant compte de nos propres besoins. 

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