Évasion, loisirs et plein air

Le tour du lac Saint-Jean à vélo

Photo: Sarah-Émilie Nault
Sarah-Émilie Nault - Métro

Nouvellement adepte de vélo de route et grande voyageuse devant l’éternel, mon premier périple à deux roues m’a fait parcourir les 256 km de la Véloroute des Bleuets qui, en 2020, soufflait ses 20 chandelles. Une expérience partagée avec une amie de longue date pour des souvenirs bleus, verts et dorés à jamais ancrés dans nos mémoires.

Mon amie et moi aurions pu choisir de rouler à vive allure pendant deux ou trois jours sur la Véloroute des Bleuets pour faire le tour du lac Saint-Jean. Nous avons plutôt opté pour un rythme tranquille : pédaler sans être pressées, découvrir, rencontrer et goûter le meilleur de la Sagamie (surnom donné à la région par les habitants du Saguenay–Lac-Saint-Jean).

Notre périple, formant une boucle à partir d’Alma, était divisé en cinq jours et donc en cinq segments de route. Le premier jour, nous avons parcouru 45 km pour nous rendre à Sainte-Monique en traversant le Parc national de la Pointe-Taillon. Un parc magnifique où nous avons plongé dans les eaux du lac.

Le lendemain, 50 km de route nous ont menées à Dolbeau-Mistassini en longeant un moment la légendaire rivière Péribonka. C’est le troisième jour que nous avons le plus roulé : 60 km nous séparaient de Normandin. Le jour 4, nous avons roulé 20 km pour rejoindre Saint-Félicien et 38 km le dernier jour pour revenir à Alma, notre point de départ.

Le long de cette route, alliant paysages agricoles, forêts et collines, nous avons traversé des villes, admiré des panoramas grandioses et fait de belles rencontres. Des groupes d’amis adeptes de plein air, des couples en vacances actives et des petites familles tentant l’expérience du cyclotourisme, savourant tout comme nous le vent de liberté de cette escapade sans moteurs.

Légères et libres (merci au service de navette transportant nos valises d’un hébergement à l’autre !), nous avons doucement suivi notre itinéraire, improvisant au gré de nos envies.

La route nous a fait traverser 15 municipalités de la région ainsi que la réserve indienne de Mashteuiatsh. Dans cette communauté innue, je me suis fait un devoir et une joie de visiter le Musée amérindien. L’occasion d’apprendre qu’en innu le lac Saint-Jean se nomme «Pekuakami».

Notre aventure nous a poussées à nous arrêter aussi souvent que possible au plein milieu d’un champ ou au bord de l’eau pour prendre de parfaites photos ou faire des pique-niques composés de produits du terroir dénichés le long de la route. Nous avons visité des musées (dont celui de Louis Hémon l’auteur de Maria Chapdelaine) et nous avons rencontré des artisans locaux (il faut discuter avec Annie Bouchard et Valérie Lefebvre à la fromagerie Bouchard Artisan Bio !). Sans parler des jolies plages (parfois secrètes, comme celle de Robertson) que nous avons découvertes.

Un voyage à vélo parfait pour les cyclistes débutants motivés à relever un beau premier défi. 


Quelques arrêts incontournables le long de la Véloroute :

  • La crèmerie les Halles du bleuet et la Maison du vélo de Dolbeau-Mistassini
  • La microbrasserie La Chouape à Saint-Félicien
  • Le Vieux Moulin de Sainte-Jeanne-d’Arc
  • L’Économusée de la confiturière des Délices du Lac-Saint-Jean à Albanel
  • Le site touristique chute à l’ours pour les couchers de soleil sur la rivière Ashuapmushuan

Pour planifier votre tour du lac à vélo: ww.veloroutedesbleuets.com

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