Ahuntsic-Cartierville

Les Braves d’Ahuntsic et Montréal-Nord fusionnent pour deux ans

Les Braves d’Ahuntsic et Montréal-Nord fusionnent pour deux ans
Photo: ArchivesLes Braves d’Ahuntsic seront fusionné avec leurs voisins de l’Organisation du hockey mineur de Montréal-Nord pour deux ans dans le cadre d’un projet pilote pour renforcer le recrutement des joueurs et mieux bénéficier des heures de glaces.

Pour deux saisons consécutives, les joueurs du club de hockey mineur, les Braves d’Ahuntsic joueront sous la bannière des Braves du nord de Montréal. L’Association des Braves d’Ahuntsic inc (AHMBA) et l’Organisation du hockey mineur de Montréal-Nord (OHMN) fusionneront leurs équipes, mais leurs conseils d’administration et leurs finances demeurent indépendants.

Ce n’est pas une nouvelle page de l’histoire qui s’écrit, mais on y croirait. Cette fusion fera que les joueurs des Braves d’Ahuntsic participeront aux compétitions sous la bannière des Braves du nord de Montréal avec de nouvelles couleurs : noir, jaune et blanc.

«On a insisté pour garder le nom des Braves parce que c’est le nom que Maurice Richard nous a donné», souligne Martin Longchamps, président des Braves d’Ahuntsic. Il s’agit d’un projet pilote pour deux années.

Joueur des Braves d'Ahuntsic
Photo : Archives

Résoudre les problèmes de l’autre

«Pour notre part aux Braves, nous avons toujours eu des enjeux d’heures de glaces», indique-t-il. Avec un tiers des effectifs des Braves, Montréal-Nord avait autant d’heures. Les Braves d’Ahuntsic recrutent en moyenne entre 600 et 700 jeunes chaque année et le chiffre est toujours légèrement en hausse.

À Montréal-Nord, la baisse du nombre d’inscriptions affectait lourdement l’expérience des jeunes hockeyeurs. L’Organisation de hockey mineur de Montréal-Nord avait dû délaisser certaines catégories pour que d’autres puissent avoir des équipes complètes. Par exemple, des joueurs habituellement classés dans l’atome C devaient jouer dans l’atome B. Résultat : cette équipe était plus faible et perdait toute l’année.

«Quand les jeunes se font détruire 10-0 à toutes les parties, je peux comprendre qu’ils soient fâchés et qu’ils ne veuillent plus jouer», mentionne Kevin Riopel, président de l’Organisation de hockey mineur de Montréal-Nord.

À une certaine époque, le nombre d’inscriptions au hockey mineur à Montréal-Nord dépassait 500. Ces dernières années, l’arrondissement comptait à peine 200 jeunes hockeyeurs.

Cela faisait plusieurs années que cette administration tentait de trouver des solutions pour rehausser le nombre d’inscriptions. Manteaux d’hivers et casquettes gratuites, réduction du prix de l’inscription: rien n’avait fonctionné.

Avec cette fusion, les équipes bénéficient d’heures de glaces dans cinq arénas : Ahuntsic, Marcelin-Wilson, Howie-Morenz, Saint-Michel et Fleury.

Le coaching sera également fusionné. Seuls les équipes prénovices et novices seront répartis en secteur ouest et est. «Les petites catégories demeurent dans leurs territoires pour réduire leurs déplacements, note M. Longchamps. Sinon les joueurs des catégories atome à junior seront mélangés.»

Contenter tout le monde

Toutefois, si aujourd’hui dans les mots du président des Braves les choses paraissent simples, il a fallu négocier longtemps avant de pouvoir arriver à un accord qui satisfait tout le monde, notamment les arrondissements.

«Les discussions ont commencé en décembre avant d’arriver aux conclusions en juillet», relève M. Longchamps.

Le risque était de voir les administrations réduire leurs aides dès lors que les organisations s’associent et se donnent plus de moyens. «On s’est assuré pour que Montréal-Nord par exemple ne demande pas plus d’heures parce qu’il y a plus jeunes, mais que l’arrondissement ne lui en coupe pas non plus.»

Est-ce que pour autant ce projet pilote aboutira à une fusion complète des deux associations ? «Peut-être, mais il y a beaucoup de si et énormément d’inconnues», observe M. Longchamps. Le hockey amateur bénéficie de l’aide des arrondissements et en cas de fusion, il faudrait s’assurer de maintenir ces aides.

Avec la collaboration d’Olivier Faucher