Ahuntsic-Cartierville
16:12 16 juillet 2020 | mise à jour le: 16 juillet 2020 à 16:58 temps de lecture: 3 minutes

Des cliniques mobiles pour augmenter le nombre de dépistages

Des cliniques mobiles pour augmenter le nombre de dépistages
Photo: Amine Esseghir/MétroLe ministre de la Santé, Christian Dubé, était à Ahuntsic alors qu’une clinique mobile de dépistage y a été déployée pour trois jours.

Une clinique de dépistages mobile a été déployée pour trois jours à Ahuntsic. Elle fait partie du dispositif mis en place récemment par Québec pour augmenter le nombre de tests alors que Montréal semble faire face à une résurgence de cas de COVID-19.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, était de passage jeudi devant la clinique mobile installée sur le stationnement du centre d’hébergement de Louvain pour observer comment se déroule l’opération.

«Je n’ai pas aimé les images des files d’attente que j’ai vues mercredi. J’ai demandé à ce qu’on ait des gestions de file et on va trouver un moyen [pour rendre le dépistage] plus agréable», a-t-il promis.

Le ministre a notamment l’intention de faire distribuer des bouteilles d’eau et d’offrir des chaises aux gens qui attendent. Il s’est dit content de voir la réaction de la population quand les autorités ont demandé aux clients des bars de se faire dépister.

«Les gens veulent se présenter sans rendez-vous et on en a une preuve vivante. On s’est enligné sur ça», a fait savoir M. Dubé.

Le nombre de tests de dépistages est passé de 2000 quotidiennement à 6000 en quatre jours. «Nous agissons rapidement. Ce n’est pas parfait, mais nous travaillons sérieusement là-dessus», a-t-il assuré.

Actuellement, 11 cliniques de dépistage sont en opération sans rendez-vous sur l’île de Montréal, disponibles selon des dates qui varient. Pour augmenter les heures d’ouverture, du personnel supplémentaire a été appelé en renfort.

Bars

M. Dubé est inquiet de la tendance à la hausse du nombre de cas de COVID-19 journaliers à Montréal. Il a rappelé la nécessité d’appliquer strictement les mesures sanitaires, même si des commerces doivent faire la police.

«Celui qui ouvre la porte, c’est le commerçant. Sa première responsabilité c’est de demander le port du masque. Ce n’est pas facile ce qu’on exige, je le sais. S’il y a un problème à faire respecter cette consigne, il pourra faire appel à un gardien de sécurité», a indiqué le ministre Dubé.

Il a toutefois refusé d’emblée de faire un lien de cause à effet entre l’achalandage dans les bars et l’augmentation des cas rapportés depuis les derniers jours. «J’ai besoin de données et je vais me fier à la Santé publique au cours de prochaines heures pour pouvoir faire cette corrélation», a-t-il expliqué.

Un registre obligatoire pour consigner les noms des clients pourrait être envisagé. «On va voir comment ça se passera dans les deux prochaines semaines. Si nous devons le rendre obligatoire, nous le ferons», a-t-il déclaré.

Certains établissements le font déjà de manière volontaire par mesure de précaution.

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