Ahuntsic-Cartierville

Inclusion : à l’écoute de tous à Ahuntsic-Cartierville

Enfants qui visitent le parc Saint-Simon-Apôtre
Des enfants ont été consultés avant l’aménagement du parc Saint-Simon-Apôtre. Photo: Gracieuseté/Arrondissement Ahuntsic-Cartierville

L’arrondissement, lorsqu’il met en route des projets, ne veut plus oublier personne, quels que soient son sexe, sa condition, ses croyances ou son origine. Il s’est ainsi doté d’un plan pour favoriser l’inclusion.

Le Plan d’action intégré en diversité et en inclusion sociale instaure les processus pour éviter les mises à l’écart. Il permet surtout de se poser les questions nécessaires quand vient le temps d’élaborer un projet, et ce, pour déterminer si des citoyens en sont exclus à cause de leurs sexe, origine, condition ou religion.

Le plan se déploie sur quatre axes avec une trentaine d’actions définies qui touchent à toutes les sphères de compétences de l’arrondissement. L’exemple le plus patent est l’accessibilité universelle aux installations publiques. Mais l’inclusion des gens issus, par exemple, de la diversité peut aussi prendre des chemins inattendus.

«Quand on a mené la consultation sur le réaménagement du parc Saint-Simon-Apôtre [en 2019], on savait qu’il était fréquenté par des publics différents qui n’ont pas forcément les mêmes besoins», illustre la mairesse de l’arrondissement Émilie Thuillier.

Dans ce secteur, plusieurs communautés immigrantes se côtoient et sont souvent absentes des consultations en raison de la langue.

«On est allés dans le parc effectuer un sondage avec une traductrice pour parler aux gens dans leurs langues», raconte Mme Thuillier. Ces rencontres ont également été planifiées en fonction des heures de fréquentation du parc par les mères de famille.

Les fonctionnaires ont aussi emmené des enfants marcher dans le parc pour savoir ce qu’ils voulaient. Ensuite, la consultation formelle en salle a pris une forme particulière avec des tables par centre d’intérêt.

«On savait qu’il y avait des gens qui voulaient nous parler de terrains sportifs, mais on ne les a pas laissés monopoliser toute la discussion puisqu’une table leur a été réservée aux côtés d’autres tables», relève la mairesse.

Connaissance de la diversité

C’est ce genre d’approches qui seront privilégiées. Toutefois, ces actions doivent être soutenues par une connaissance des secteurs. Cela passe par une cartographie précise des lieux.

«Certaines populations ne sont pas représentées lors des consultations publiques et leurs besoins ne sont pas pris en compte. Il faut collecter de nouvelles données pour les connaître», observe la conseillère de ville d’Ahuntsic, Nathalie Goulet.

Mais le plan ne s’arrête pas aux consultations publiques. Il sous-tend toutes les interventions de l’arrondissement. Il favorise la création de jardins communautaires, encourage les adolescentes à pratiquer des activités physiques et ouvre la porte de l’emploi dans l’administration locale.

Au sujet de ce dernier aspect, le plan énonce notamment l’action «Contribuer à la lutte au racisme et aux discriminations systémiques.»

Le plan est déployé sur cinq ans, de 2021 à 2026. Un bilan à mi-parcours est prévu, puis une évaluation finale de la pertinence et des effets du plan sera réalisée.

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