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Entre le travail et le bénévolat : joindre l’utile à l’agréable

En échange d'un petit salaire, Nicolas Begue veut rendre service aux gens de son quartier. Photo: Gracieuseté

Nicolas Begue a 21 ans et étudie en communications à l’Université de Montréal. Comme la plupart des étudiants, il est présentement à la recherche d’un emploi. En attendant, il a décidé de rendre service à ses voisins d’Ahuntsic-Cartierville en échange d’un petit salaire.

Il y a quelques jours, Nicolas a publié sur un groupe Facebook une offre de service. «Je suis actuellement à la recherche d’un travail qui (dans l’idéal) aiderait les personnes dans le besoin, vivant proche de chez moi, écrit-il. C’est une période qui est assez spéciale et compliquée pour nous tous. Ainsi, l’idée de trouver un/des petits jobs qui aideraient mon voisinage me motive énormément.» Il propose par exemple de faire du gardiennage, de l’entretien ménager, de promener des chiens ou encore d’aider dans des démarches administratives. Les commentaires faisant l’éloge de son initiative n’ont pas tardé à apparaître. Depuis sa publication, il a d’ailleurs reçu environ neuf réponses.

Son souhait est d’obtenir un emploi dans une optique d’entraide et d’échange. «Après avoir publié sur Facebook, je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup de gens qui cherchaient de l’aide, souligne Nicolas Begue. J’ai eu plusieurs retours de parents qui voulaient faire garder leurs enfants et de personnes âgées qui avaient besoin d’aide dans leurs démarches administratives ou dans leurs travaux. J’ai été assez surpris de voir tous ces retours!»  

Rendre service à son voisinage

Les dés sont lancés, et l’idée de rendre service à ses voisins le séduit particulièrement.

«Ce sont des gens que je croise tous les jours. Je leur fais un petit hochement de tête, mais je ne sais pas ce qui se passe chez eux, dans leur appartement. Les gens à qui je dis bonjour peuvent aussi avoir besoin d’aide. Ça m’a encore plus motivé à essayer de répondre aux attentes», explique-t-il.

L’étudiant insiste sur le fait qu’il n’avait pas envie de se limiter à travailler dans une épicerie ou dans des bureaux : «J’aurai toute ma vie pour le faire après mes études!»

Nicolas Begue ne compte pas s’arrêter là. «J’ai toujours voulu être dans l’entraide, dans l’échange avec les autres. Je vais peut-être partir en Inde pour donner des cours à des enfants qui n’ont pas accès à l’éducation», conclut-il.

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