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Étienne Brunet : « je suis pragmatique. »

Conseiller de ville dans le district de Sault-au-Recollet depuis 2009, Étienne Brunet part à l’assaut de la mairie d’arrondissement sous la bannière Coalition Montréal – Marcel Côté.

« J’aurai pu rester dans le Sault-au-Recollet, mais je pense que le jeu en vaut la chandelle », indique M. Brunet. Quant à ses motivations, il explique : « ça nous prend du sang neuf et surtout une nouvelle génération qui veut changer les façons de faire. Avec tout le respect que j’ai pour les candidats à la mairie, ce sont d’anciens conseillers de l’époque de mes grands-parents. »

Il veut aussi plus de proximité avec les Ahuntsicois, soulignant que la difficulté d’accès aux élus durant la précédente mandature. « Je pense que durant les dernières années ce n’était pas facile de joindre le maire d’arrondissement. Moi, en 2009, j’ai donné mon numéro de cellulaire, j’ai toujours le même », révèle-t-il. Pour lui, il faut travailler avec les citoyens pour assumer pleinement son mandat. « Quand les citoyens constatent un problème, il est autour de leur maison ou dans leur rue », souligne-t-il.

Priorités

Que fera-t-il au lendemain de l’élection ? « Le 4 novembre, je vais certainement me reposer un petit peu, mais disons que le lendemain nous devrons remettre de l’avant les décisions pour améliorer la qualité de vie de nos concitoyens. Je ne parle pas des grands projets, la qualité de vie c’est l’entretien des parcs, c’est comment améliorer les services de proximité ».

De la mandature précédente, il retient qu’unanimement les élus ont dû « remettre Ahuntsic-Cartierville financièrement sur les rails, mais les citoyens et les employés de l’arrondissement en ont payé le prix », s’emporte-t-il. Le déficit au début de la mandature précédente était de 8 millions de dollars. Pour M. Brunet, il n’y avait pas d’autre choix pour les élus que de travailler en commun pour ne plus perdre de l’argent année après année. « Lorsque j’entends Diane Rodrigue, de l’équipe de M. Coderre, dire qu’on a épongé les pertes sans coupures et sans pénaliser personne, c’est complètement faux », proteste-t-il.

Collaborer

Cette unanimité risque fort de ne plus être d’actualité avec des élus de différentes obédiences politiques. « Maintenant qu’est arrivé le temps d’investir et définir les priorités, ce sera beaucoup plus compliqué, prévient-il. Il cite à ce propos le PPU Henri-Bourassa, le site de la Crown Cork and Seal, le projet Louvain ou la réalisation d’une maison du citoyen en plein dans la zone de revitalisation urbaine intégrée RUI de Bordeaux-Cartierville.

« Les élus devront imposer des balises aux promoteurs », note-t-il. Comment se prépare-t-il à travailler avec des gens issus de différents courants ? « Je suis une personne pragmatique et je ne me cantonne pas à une idéologie. Je sais où je veux aller. S’il faut y aller un pas à la foi, on va s’y rendre quand même. »

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