Des souks sur le boulevard Gouin
« Il s’agira juste de disposer des tables dans deux lieux réservés », explique Isabel Massey, chargée du projet. Cependant, elle espère réunir au moins une cinquantaine de commerçants et artisans sur les deux places désignées : près de la Banque Nationale et à proximité de l’église Notre-Dame-des-Anges. Un sondage, mené auprès de 70 répondants, a permis de sélectionner ces lieux pour aménager des espaces commerciaux provisoires.
Des outils de communication seront également disposés pour agrémenter les lieux.
Les souks sont ouverts aux marchands du coin, mais aussi d’ailleurs à Montréal, qui voudront participer à ces trois journées spéciales.
Les promoteurs attendent une offre commerciale variée et originale durant ces trois journées. Des produits alimentaires, des vêtements, de l’artisanat et des biens courants, en fait de quoi satisfaire la demande d’une clientèle aux besoins spécifiques, quelques jours avant la rentrée.
Mis en place dans un secteur en déclin, ces marchés entrent dans le cadre des initiatives lancées pour la revitalisation de cette portion du quartier Bordeaux-Cartierville.
« L’idée est soutenue par l’arrondissement et des commerçants », observe Marc André Perron, directeur général de la Corporation de développement économique communautaire (CDEC). Cet organisme coordonne le projet. C’est également la CDEC qui mène le projet de revitalisation de ce secteur avec un budget de 200 000 $ sur deux ans.
Les commerçants sont engagés individuellement, car il n y a pas encore d’entité à même de rassembler les opérateurs économiques du quartier.
Le projet est né de la collaboration entre la CDEC Ahuntsic Cartierville, l’arrondissement Ahuntsic Cartierville, la Ville de Montréal et la table de quartier CLIC Bordeaux-Cartierville, en consultation avec la population et les commerçants du secteur. Il a été rendu possible grâce au financement du Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire.
« Il s’agit d’une première étape pour dire aux gens qu’il y a une artère commerciale où on peut aller faire ses courses », souligne M. Perron.
« On pense que d’autres événements du même genre peuvent être créés à Pâque ou à Noël », relève M. Perron.