Mise en valeur du Bois-de-Saraguay : les travaux de nouveau retardés
Pour en apprendre plus :
Les travaux prévus en quelques mots.
Le calendrier des travaux selon la ville de Montréal.
Le Bois-de-Saraguay sur le site de la ville de Montréal.
Il y a une année, le projet connaissait d’autres difficultés.
Mais que craignent exactement Mme Leduc-Gauvin et ceux qui l’accompagnent? Elle évoque non seulement un report de travaux, mais aussi une rupture des communications entre son comité et la ville.
« Ce nouveau report est inacceptable, considère Mme Leduc-Gauvin. Et s’il y a le moindre imprévu est-ce que cela va être reporté encore une fois? »
« Il faut reconnaître qu’il y a effectivement un retard », admet Réal Ménard, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal, responsable du développement durable, de l’environnement, des grands parcs et des espaces verts. Les travaux, prévus avant la fin de l’année 2014, débuteront à l’automne 2015.
Il explique cette situation par deux contraintes majeures. D’abord les dispositions de la loi canadienne sur la protection des oiseaux migrateurs. Celle-ci interdit les travaux durant l’été dans les parcs classés. Ensuite, les arbitrages à faire pour mettre tout le monde d’accord. Ceux-ci nécessitent plus de temps selon lui. « La mise en valeur du Bois-de-Saraguay est parmi mes cinq projets prioritaires », assure-t-il cependant.
Contacts rompus?
Mme Leduc-Gauvin parle aussi d’un manque de communication équivoque. Un sentiment plus qu’une certitude, mais qu’elle étaye en faisant remarquer les délais importants dans les réponses à certains de ses courriers. « Ce n’est pas la première fois et on a peur, indique-t-elle. Pendant qu’on ne peut pas leur parler, les choses sont décalées. On trouve cela très inquiétant. »
Pour sa part, M. Ménard explique mal cette angoisse. « J’ai rencontré le comité en février et je dois me réunir une nouvelle fois avec lui en mai ou en juin », prévient-il.
Au moment où se multiplient les annonces concernant les grandes réalisations pour le 375e anniversaire de Montréal, les membres du comité craignent des transferts de budgets et voir la mise en valeur du Bois-de-Saraguay sortir du radar. « Ce sont deux dossiers totalement indépendants », rassure M. Ménard.
En allant rechercher l’appui des élus, les membres du comité espèrent trouver la volonté politique à même de permettre au projet de mise en valeur du bois de voir le jour. « Ce projet fait consensus au niveau politique et administratif », a déclaré en plein conseil d’arrondissement Harout Chitilian, conseiller du district de Bordeaux-Cartierville. « Je me considère comme un allié du Bois-de-Saraguay », a attesté M. Ménard, en entretien.
En attendant de voir cette belle unanimité sur le terrain, les membres du comité assurent qu’ils se seront rassurés qu’une fois la première pelletée de terre donnée au Bois-de-Saraguay.
Les membres du Comité pour la mise en valeur du Bois-de-Saraguay invitent le public à découvrir les secrets de ce paradis naturel en pleine ville lors de la promenade guidée qu’ils organisent le 25 mai.