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Le dévouement récompensé

Marilena Huluban, directrice générale du Centre d’action bénévole de Bordeaux-Cartierville (CABBC), avait du mal à accorder le temps nécessaire à ses hôtes ce 25 avril. La salle de réception de la Corbeille Bordeaux-Cartierville recevait partenaires, bénévoles et amis venus la féliciter.

«C’est pour souligner la semaine de l’action bénévole», dit-elle. «C’est aussi pour annoncer que nous avons reçu le prix Hommage bénévolat Québec 2013», annonce-t-elle ravie.

Marilena Huluban s’était déplacée à Québec le 23 avril pour recevoir le trophée marquant cet hommage des mains de Mme Agnès Maltais, ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, ministre du Travail et ministre responsable de la Condition féminine. Le CABBC est un des organismes honorés cette année. «Il faut quand même signaler qu’on nous a distingués pour notre approche novatrice intergénérationnelle et interculturelle», tient-elle à préciser.

Cette distinction vient aussi à point nommé alors que le CABBC a passé l’année à marquer ses vingt ans d’existence. L’organisme a, entre autres, réalisé 20 capsules vidéo visibles sur son site web et sur les réseaux sociaux dans lesquels la parole est donnée à ses bénévoles.

Plus de bénévoles

Justement, est-il facile de recruter des bénévoles ? «J’entends assez souvent que le bénévolat décline. Ce n’est pas notre cas. Nous en avons beaucoup depuis plusieurs années et de plus en plus de bénévoles immigrants», déclare-t-elle. «Nous avons aussi beaucoup de jeunes, alors qu’il y a huit ans, nous n’en avions aucun. Mais la tendance s’est renversée en lançant une initiative avec le collège Bois-de-Boulogne».

Le CABBC réfère des bénévoles pour l’aide aux devoirs, offre aussi la popote roulante, la clinique d’impôt, organise avec d’autres partenaires les fêtes de quartiers, «nous référons aussi les bénévoles pour d’autres organismes», indique Mme Huluban, tout en énumérant une longue liste d’activités.

Mais est-ce que plus de bénévoles n’est pas le reflet de plus de besoins ? «Il est difficile de faire un lien direct car les bénévoles ne sont pas des prestataires de services recrutés pour répondre à des besoins ciblés. Nous voyons le bénévolat comme un engagement citoyen. Chacun peut venir avec son projet pour aider la communauté», avise-t-elle. «Nous sommes peut-être un peu idéalistes, mais nous voulons que chaque expérience soit enrichissante pour les nouveaux bénévoles. Il est important que chaque bénévole fasse ce qu’il aime faire» prévient-elle. «Il est évident que nous priorisons les besoins sociaux du quartier, mais si un bénévole ne trouve pas ce qu’il cherche chez nous, on le réfère ailleurs. Le bénévolat n’a pas des frontières délimitées par des codes postaux», tient-elle à remarquer.

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