Pour une économie locale dynamisée
«La stratégie prévoit soutenir le dynamisme et la vitalité de l’activité économique locale, qu’elle soit commerciale ou immobilière», présente d’emblée celui qui relève de la direction du développement du territoire à l’arrondissement. Les interventions ciblent jusqu’en 2015 les secteurs Acadie-Chabanel, Gouin-Laurentien, Pont Viau, ainsi que les berges de la rivière des Prairies.
Dans le cas du quartier de la mode, cœur de la zone Acadie-Chabanel, le développement semble être au point mort. «Après un bon démarrage en 2011, on remarque un effritement du dynamisme, déplore M. Soulières. Nous n’en sommes pas aux résultats escomptés. Le secteur est très vaste, il compte 1500 entreprises. Peut être que l’erreur que nous avons faite a été de trop mettre l’emphase sur la rue Chabanel.»
En 2013, M. Soulières compte s’attaquer à cette situation. «Sur le modèle de la société de développement commercial du centre-ville, il y aurait moyen de faire participer davantage le privé à l’essor du quartier. Avec un budget commun, une structure et des stratégies promotionnelles collectives, on pourrait arriver à créer une vague», croit-il.
La stratégie est sensiblement la même pour le secteur Gouin-Laurentien où, à la manière de Fleury Ouest, l’arrondissement tente d’encadrer une redynamisation en soutenant la mobilisation et la participation des commerçants. «Cette année, 150 000$ seront investis dans du mobilier urbain pour actualiser les installations et l’identité des secteurs à développer. Ça fait partie de notre mandat et rendre attrayant les quartiers à revitaliser», commente M. Soulières.
L’autre rue Fleury
À l’est de Papineau sur la rue Fleury, autour de l’hôpital, il semble que l’activité commerciale aurait besoin d’être soutenue. Pourquoi ne pas avoir intégré ce quartier dans la stratégie de développement?
«Il n’y a pas de problématiques récurrentes dans cette portion de l’arrondissement. Possiblement que nous pourrions intervenir de quelques façons: l’activité économique n’y est pas florissante. Nous sommes toutefois en lien constant avec les commerçants du coin. Nous sommes à leur service. Mais dans un horizon de quatre ou cinq ans, nous n’avons pas de plans de revitalisation pour ce secteur», conclut M. Soulières