Harout Chitilian à deux votes près de la mairie, retrouve la présidence
Discret et à l’écoute de ses interlocuteurs, le conseiller de l’arrondissement Bordeaux-Cartierville Harout Chitilian, s’est fait connaître de l’ensemble des membres du conseil municipal en assumant la présidence au cours des deux dernières années.
Récemment, le jeune conseiller Harout Chitilian offrait ses services comme maire par intérim afin d’assumer le poste laissé vacant par la démission de Michael Applebaum. «Je ressens la souffrance des Montréalais, dit-il, ils m’en parlent tous les jours. Je prends ce beau risque en espérant que l’appréciation que je sens au conseil sera transposée dans la fonction si importante de maire», a ajouté le conseiller de Bordeaux-Cartierville.
C’est par deux votes seulement que son rival et collègue, Laurent Blanchard a remporté le titre de maire intérimaire, acceptant du même souffle les lourdes responsabilités qui l’accompagnent jusqu’aux élections du 3 novembre. Par respect pour la démocratie, Harout Chitilian s’est rallié, lui-même impressionné par l’appréciation de ses concitoyens dont les courriels d’appui ont déferlé à son bureau. Après réflexion, Harout Chitilian a accepté l’invitation du nouveau maire de retrouver ses fonctions de président du conseil municipal.
Se rappelant qu’au lendemain de son élection à l’automne 2009, il s’était retrouvé en compagnie d’élus de différents partis avec qui il a toujours travaillé en harmonie, le conseiller Chitilian a démontré son indépendance, son jugement et l’absence de partisannerie dans l’exercice de ses fonctions. «Je suis l’ami de tous les élus», s’empresse-t-il de dire. Le jeune ingénieur dédié à sa profession loin des cercles politiques, a fait le saut dans l’arène municipale sans avoir été impliqué dans ces milieux avant 2009. «Le service public» est ma seule préoccupation en tant qu’élu», se targue de dire le représentant de Bordeaux-Cartierville qui a été nommé président du conseil en juin 2011 sur recommandation de l’ex-maire, Gérald Tremblay.
Des priorités dans Bordeaux-Cartierville
Dévoué à ses concitoyens de Bordeaux-Cartierville et de l’arrondissement Ahuntsic dans son ensemble, Harout Chitilian connaît bien le secteur où il a vécu une bonne partie de sa jeunesse. Celui-ci se souvient de l’époque où il habitait sur le boulevard Henri-Bourassa Ouest et qu’il se rendait avec ses amis pour jouer dans le parc Marcelin-Wilson. Élève du Collège Beaubois puis du Cégep Bois-de-Boulogne où il a complété ses études collégiales, le jeune homme a entrepris par la suite des études d’ingénieur en télécommunications. À 32 ans, Harout Chitilian attend son tour et n’a donc pas l’intention de se présenter à la mairie de Montréal, le 3 novembre prochain. Toutefois à plus long terme, le conseiller n’a pas caché son ambition de briguer un jour le poste.
Entre temps, le conseiller Chitilian a évoqué les dossiers qui lui paraissent primordiaux dans Bordeaux-Cartierville, par exemple de doter le quartier d’un pôle communautaire et culturel avec l’appui des intervenants et des résidents. Bien que l’implantation du YMCA de Cartierville, un centre multiservice doté d’une piscine intérieure et d’un gymnase constitue déjà une nette amélioration pour les gens du secteur, le développement d’un pôle communautaire semble un moyen de favoriser le rapprochement et la cohésion au sein de la communauté. L’autre dossier, c’est bien sûr celui des infrastructures vieillissantes dans les secteurs plus anciens de Bordeaux et Cartierville. Qu’on pense à l’état des rues et des trottoirs sans compter les infrastructures souterraines presque centenaires. Un troisième sujet qui préoccupe les résidents, c’est le transport en commun que le conseiller souhaite améliorer tant au niveau de la fréquence qu’au niveau de l’itinéraire des lignes d’autobus.