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Sursis prolongé pour les arbres du Bois-de-Liesse

L’abattage des arbres situés sur l’emprise d’Hydro-Québec, près du Bois-de-Liesse, demeure suspendu. C’est la conclusion à laquelle sont arrivés citoyens, élus et représentants de la compagnie d’électricité après leur rencontre du 13 août, à l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville.

« Nous avons pu enfin rencontrer des représentants d’Hydro-Québec et nous avons exprimé directement notre point de vue », se félicite Linda Desrosiers, citoyenne de Cartierville, mobilisée depuis l’annonce de l’opération en juin. Sa satisfaction relative se comprend, les résidents du quartier voisin de l’emprise se sont alarmés de ce qu’ils qualifient de manque de transparence et d’information d’Hydro-Québec. Harout Chitilian, conseiller de Ville du district Bordeaux-Cartierville, également présent à la réunion, indique que ce n’est pas dans les habitudes d’Hydro-Québec de rendre des comptes. « La rencontre est une première », se réjouit-il.

Jean-Philippe Rousseau, porte-parole de la compagnie, confirme la suspension de l’abattage, mais rappelle aussi la pleine disponibilité de l’entreprise à travailler avec les élus locaux. « Nous étudierons encore la situation sur l’emprise. S’il s’avère que quelques cas rares d’arbres dangereux pour le réseau nécessitant une intervention immédiate se présentent, nous en aviserons la municipalité », précise-t-il.

La réunion a permis de savoir que plus de 200 arbres sont concernés. M. Chitilian plaide pour que les critères de décisions d’abattage soient plus transparents. Pour Jean-Philippe Rousseau, il y a plusieurs facteurs qui entrent en compte dans une décision d’abattage. Il cite notamment la nature et la hauteur des arbres, l’humidité, la tension dans les fils et beaucoup d’autres conditions techniques, soulignant qu’une telle résolution intervient après une longue étude.

Explorer d’autres voies

« Nous comprenons que des raisons de sécurité prévalent », admet Mme Desrosiers. Toutefois, nous demandons à Hydro-Québec d’explorer d’autres possibilités, notamment l’élagage. »

« Il faudrait voir comment valoriser ces emprises du point de vue végétal, en conformité avec les exigences de l’opérateur en électricité », soutient Harout Chitilian.

Lorsque la question était soulevée en mai, la Coalition verte – association montréalaise de défense de l’environnement – a indiqué que l’argument sécuritaire d’Hydro-Québec ne tenait pas la route. « Les pylônes et fils sont installés depuis des décennies sans qu’aucun incident n’ait été rapporté », a affirmé l’organisation. Par ailleurs, elle a estimé que le milieu naturel formé de ces arbres constitue des « habitats exceptionnellement riches (…) peuplés de castors, d’autres petits mammifères et de populations d’oiseaux d’une grande diversité ».

L’issue de la rencontre a apporté une bonne nouvelle : la presqu’île, à l’extrémité du Bois-de-Liesse sur la rive sud de la rivière des prairies ne sera pas concernée par des coupes d’arbres. Les lignes à haute tension installées sur place traversent une étendue d’eau et sont suffisamment hautes pour ne pas subir les effets de la végétation en dessous.

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