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Le CACI organise une soirée de réseautage pour les nouveaux arrivants

Favoriser l’accès au marché du travail pour les nouveaux arrivants de Bordeaux-Cartierville. Voilà tout l’enjeu de la réunion de réseautage qui s’est tenue le 10 octobre dans les locaux du Centre d’appui aux communautés immigrantes (CACI).

«Les réunions entre employeurs et immigrants sont fréquentes. Elles s’inscrivent dans une session de huit modules que le CACI propose aux arrivants», introduit Anait Aleksanian, directrice générale de l’organisme.

Ces réunions présentent un intérêt dans le processus d’insertion socioprofessionnelle des personnes en recherche d’emploi. Elles permettent aux intéressés de prendre la mesure de la réalité du marché du travail à Montréal.

«Certains ne sont pas encore prêts [à repartir à zéro]», assure Ismaël Belkous, conseiller en emploi au CACI et organisateur des rencontres.

Un manque d’information évident

Selon Mercedes Beaulieu, représentante de la Caisse Populaire de Bois-Franc Cartierville, l’un des trois employeurs présents, certains postes nécessitent une formation «de A à Z». D’autres demandent un retour à l’université pour obtenir un diplôme local. «Il y a des choses qu’ils ignorent en arrivant ici. Des éléments qu’ils doivent connaître le plus tôt possible faute de quoi ils perdront beaucoup de temps», souligne-t-elle.

Durant la réunion, Jean Béliveau, directeur d’un cabinet de comptabilité, n’a cessé d’étayer ces propos, s’adressant directement aux intéressés. «L’important c’est de commencer. Mais pour cela vous devez effectuer au préalable les cursus universitaires prérequis et présenter des CV qui correspondent aux critères canadiens. Après cela, je vous garantis que vous avez vos chances. Pour preuve, j’ai onze nationalités différentes au bureau.»

Dans le public, Marianne Tchameni écoute attentivement. Cette jeune Camerounaise arrivée le 23 juin, très enthousiaste au début, a connu par la suite des moments de doute. «À mon arrivée à l’aéroport, j’ai été orientée vers le CACI. Je pensais trouver un travail assez rapidement. Mais cela s’est avéré beaucoup plus compliqué. En plus du choc culturel, j’ai été confrontée aux exigences du marché du travail ici. Au bout d’un mois et demi, j’ai même envisagé de repartir. Heureusement le CACI m’a orienté provisoirement sur un poste de bénévolat qui m’a redonné espoir. Le chemin est long, mais je reste optimiste.»

Un sentiment qu’encourage Mme Beaulieu: «Il faut en effet voir son propre intérêt sur le long terme. Certes, on a l’impression de régresser dans un premier temps, mais ensuite, l’ascenseur peut-être très rapide.» Selon le rapport d’activité 2011, près de 60% des 5000 immigrants qui transitent chaque année par le CACI trouve un emploi après 12 mois.

Hadrien Larribère

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