Ahuntsic-Cartierville
13:40 23 février 2016 | mise à jour le: 23 février 2016 à 13:40 temps de lecture: 3 minutes

Notre-Dame-du-Bel-Amour classée patrimoine religieux

Notre-Dame-du-Bel-Amour classée patrimoine religieux
Photo: Isabelle Bergeron/TC MediaÉglise Notre-Dame du bel Amour en hiver.

Le Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ) vient de classer l’église Notre-Dame-du-Bel-Amour, sur la rue Jean-Bourdon à Cartierville, édifice religieux à valeur incontournable. Elle pourra ainsi bénéficier d’une aide financière du ministère de la Culture pour des rénovations majeures.

Construite entre 1955 et 1957, Notre-Dame-du-bel-amour a rejoint un club très select de 40 édifices religieux, construits avant 1975. Ils se partageront au cours des trois prochaines années, une enveloppe de 10 M$ provenant d’un programme d’aide signé en décembre entre le CPRQ et ministère de la Culture. Avant, seuls les bâtiments datant d’avant 1945 pouvaient bénéficier d’une aide de ce genre.

«Un inventaire a été réalisé il y a plus de dix ans, indique Helene Petit, adjointe à la direction au CPRQ. En 2014, un comité pluridisciplinaire s’est penché sur cette liste pour évaluer les constructions qui nécessitent des travaux d’urgence.»

Le patrimoine moderne reconnu
Pour cet organisme, habitué à soutenir des restaurations de bâtiments anciens réalisés le plus souvent en pierre, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour la protection du patrimoine religieux de la province.

«Nous allons nous confronter à des édifices modernes, réalisés en béton, qui font appel à d’autres techniques d’architecture», souligne Mme Petit.

Travaux nécessaires
Le père Jean-Louis Nvougbia, curé de la paroisse Sainte-Famille de Bordeaux-Cartierville dont dépend le bâtiment, a reçu la nouvelle par la poste, il y a deux semaines.

Il s’agit pour lui d’une excellente nouvelle, d’autant qu’en plus des deux messes hebdomadaires qui s’y tiennent, l’église, louée à d’autres congrégations religieuses, constitue une source de revenus importante pour la paroisse.

«Il y a de l’eau qui coule du plafond, la toiture est due. Il y a aussi les fenêtres à changer ou à réparer, la peinture est à refaire, énumère-t-il. Ce n’est pas l’ouvrage qui manque.» Il pourra demander le remboursement jusqu’à concurrence de 70% de la facture des travaux majeurs.

Le CPRQ attend les demandes. Les conseils de fabrique devront déposer leurs dossiers d’ici le 15 avril. Les réponses seront rendues à la fin de l’été. «Les églises auront alors deux ans pour effectuer les réparations», explique Mme Petit.

Le père Jean-Louis espère introduire une requête rapidement. «Nous avons déjà fait faire des évaluations», assure-t-il. Ce classement offre une bouffée d’air frais à la paroisse qui gère quatre églises qui ont toutes besoins de rénovations et d’entretien.