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Gabouh: des peluches artisanales pour les tout-petits

Photo de Gabrielle Béland.
Gabrielle Béland, la fondatrice de Gabouh, une entreprise spécialisée dans les peluches. Photo: Jason Paré/Métro Média

Native d’Hochelaga-Maisonneuve, Gabrielle Béland fabrique à la main des peluches pour les tout-petits. Pour vendre ses produits artisanaux, elle a fondé l’entreprise Gabouh.

Ses peluches, distribuées de Montréal à Paris, représentent principalement des animaux du Québec, tels que des caribous, des orignaux et des baleines. Elles ne se limitent pas à de simples toutous, certaines peluches pouvant servir de bavoirs, de doudous et même de porte-clés.

«L’idée de mon entreprise, ç’a débuté quand j’étais en France. J’ai habité plusieurs années là-bas, parce que mon copain est français. Le Québec me manquait beaucoup, donc je revenais de temps en temps et j’ai commencé à faire des toutous.»

Mme Béland a lancé officiellement son entreprise lorsqu’elle revint à Montréal en 2019. Au départ, c’est la Coccinelle Jaune qui vendait ses peluches dans le quartier, une boutique qui a fermé ses portes l’été dernier.

De retour en France, elle a fait des démarches pour faire approuver son produit où, selon elle, les normes sont encore plus strictes qu’au Canada.

«Il y a un bistro-bar épicerie fine à Paris qui s’appelle Chez Quebecium qui vend certains de mes produits, surtout les originaux et les caribous.»

De retour dans Hochelaga-Maisonneuve depuis octobre, elle a profité du confinement pour développer davantage son entreprise. Elle travaille depuis dans la boutique Chez Castello sur le Plateau-Mont-Royal, un magasin de jouets où les peluches de Gabouh sont disponibles.

Secret de fabrication

Mme Béland fabrique principalement ses peluches avec du coton et tente le plus possible d’utiliser du polyester recyclé pour le rembourrage.

«Principalement, ce qui m’intéresse, c’est tout ce qui est en lien avec le Québec, mais je prends aussi les demandes spéciales. J’essaie de m’adapter au client et moi, ça m’inspire beaucoup, parce que ça me donne des idées pour d’autres créations.»

Comme elle est autodidacte et qu’elle s’occupe de tout – gestion, fabrication, distribution, marketing – faire grandir son entreprise n’est pas nécessairement évident, mais elle note tout de même une belle progression depuis son retour à Montréal.

«J’ai fait un marché au Randolph dans Rosemont et ça s’est super bien passé. J’ai pu parler aux gens et leur expliquer ce que je fais avec mon entreprise.»

Depuis la fermeture de la Coccinelle Jaune, elle cherche un nouveau point de vente dans Hochelaga-Maisonneuve.

«J’aimerais ça me faire connaître un peu plus du quartier, parce que c’est un endroit auquel je suis très attachée. J’ai toujours habité là, mais parents y ont grandi, mes grands-parents aussi.»

Finalement, le jour même de l’entrevue avec Métro, Mme Béland a reçu la confirmation que ses créations seront bientôt disponibles à la boutique Les P’tites Poires sur la rue Ontario.

«Je suis super contente d’avoir enfin trouvé un lieu. Ce n’était pas nécessairement évident avec la fermeture des commerces. J’ai bien hâte d’avoir mes produits à la boutique.»

En plus des points de vente nommés précédemment, il est possible d’acheter les peluches de Gabouh en ligne, sur les sites Fait au Québec, Etsy Canada et Etsy France.

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