IDS-Verdun
16:09 27 mars 2017 | mise à jour le: 27 mars 2017 à 16:09 Temps de lecture: 4 minutes

Enfin!

Enfin!
Photo: Gracieuseté/École de cirque de Verdun

Le chemin a été long et parsemé d’embûches, mais après presque trente ans à offrir ses services aux jeunes dans des locaux peu adaptés, l’École de cirque de Verdun est enfin inaugurée. L’aventure, qui a débuté avec de simples ateliers dans le gymnase de l’école Notre-Dame-des-Sept-Douleurs en 1988, est maintenant une des plus importantes infrastructures de Verdun.

«Au départ, tout ce qu’on voulait, c’était apprendre aux jeunes à faire du cirque, simplement», raconte le co-fondateur et directeur artistique de l’école, Michel Legault.

L’intérêt croissant de la population pour ses ateliers, le gymnase de l’école primaire ne suffisait plus. L’ancien acrobate s’est donc lancé dans un grand projet d’infrastructure, rêvant de doter Verdun d’un lieu où les jeunes de partout convergeraient pour apprendre les différents arts du cirque.

Le projet de convertir l’aréna Guy-Gagnon en lieu culturel est né en 1996 et a vite été accepté par le maire de l’époque, Georges Bossé. Dès le départ, les plans prévoyaient un partage du bâtiment avec une salle de diffusion culturelle où divers spectacles et concerts pourraient se tenir.

Collaborateurs et bénévoles ont mis la main à la pâte pour aménager l’espace du mieux qu’ils le pouvaient. Marcel Vaillant en garde même un souvenir, une cicatrice sur sa main, conséquence du bris d’une vitre de la bande, qui s’est brisée alors qu’il la déplaçait.

Parcours du combattant
M. Legault ne cachait pas son émotion lors de la cérémonie d’inauguration officielle, vendredi. Devant les élus et les fonctionnaires des trois paliers gouvernementaux ainsi que ses collaborateurs, il a pris le temps de remercier chacun d’eux pour l’énergie et le temps qu’ils ont consacré à mener ce projet à terme.

Ce n’est que quinze ans après le dépôt des premiers plans que l’école quittait, en 2012, ses locaux de l’ancien aréna pour permettre les travaux. Ils n’ont jamais débuté puisque le projet a été mis de côté par le conseil à la suite de la démission du maire Claude Trudel.

«Le plus difficile dans tout ce projet, ça a vraiment été les ressacs, les contrecoups comme ça. C’est tout un parcours du combattant», raconte M. Legault.

Il a fallu attendre 2015 pour que l’École déménage à nouveau en prévision du réaménagement de ses locaux. En attendant, les ateliers scolaires se tenaient au TAZ, dans Ahuntsic, et l’administration avait installé ses bureaux dans un petit appartement sans chauffage de la rue Wellington.

«Tous ces déménagements ont causé une perte de revenus de 30%. Mais dès qu’on s’est réinstallés ici, on a été de retour à la normale. Maintenant, il ne reste qu’à convaincre la population d’investir ces nouveaux locaux, de se les approprier», fait valoir le président du conseil d’administration de l’École de cirque, Louis Boyer.

Le rêve continue
L’École de cirque de Verdun reçoit chaque jour des jeunes de partout à travers la province pour les initier au cirque, faisant rayonner la réputation de Verdun. L’offre de cours a même été élargie pour inclure davantage de cours destinés aux adultes.

Mais le plus grand projet des administrateurs est d’investir l’extérieur du bâtiment. «On voudrait occuper l’espace des berges jusqu’au boulevard LaSalle, emmener les jeunes jouer dehors», résume M. Legault.

Plusieurs idées ont été soumises afin d’aménager le parc Desmarchais, en face. Avec quelques ancrages en béton, de l’électricité et des toilettes, il pourrait permettre diverses activités, se transformant même en vecteur pour l’économie locale, avec l’ouverture du lieu de diffusion culturelle cet automne, en lieu de rassemblement.

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