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Des enfants sensibilisés à la nature marine

Une quinzaine de jeunes du Camp de l’Île âgés entre 5 et 12 ans ont profité de la venue d’une spécialiste de la faune maritime en Arctique, Marianne Falardeau, pour découvrir les différents animaux et discuter sur l’importance de préserver la nature.

«J’ai choisi d’être un phoque parce que j’en ai pleins dans ma chambre, raconte une participante du Camp de l’Île, Sophie. Je trouve que c’est un animal mignon et j’aime beaucoup manger du poisson, comme lui.»

Chaque jeune a choisi de représenter un animal aquatique présent en Arctique en portant une étiquette autour du cou, puis ils ont reconstitué la chaîne alimentaire en utilisant une corde. Par exemple, la baleine à fanons est dépendante du zooplancton qu’elle mange et lui-même se nourrit de phytoplanctons.

Pendant cet atelier qui s’est déroulé à l’école des Marguerite, le 25 juillet, la jeune fille de 7 ans a ainsi appris que son animal fétiche mange des morues.

Un peu plus loin dans la salle, un enfant de 9 ans représente un zooplancton. Il a choisi l’animal, car il le trouve amusant du fait qu’il soit si petit qu’il est obligé de se laisser porter par les vagues.

«Je connaissais déjà tout ce qui a été dit, car je regardais « Les frères Kratt » [série animée qui raconte les aventures de Martin et Chris à la découverte du monde] à la télévision quand j’étais petit. J’ai quand même bien aimé voir que tout le monde s’entremange et que quand on tire sur la ficelle, ça avait une influence sur toute la chaîne», raconte Juan Andres.

L’objectif du jeu est de montrer la complexité de l’écosystème où chaque espèce est importante et interagit avec les autres.

Chaîne alimentaire
L’atelier qui s’inscrit dans le volet biodiversité du Camp de l’Île est mené par la biologiste de 27 ans, Marianne Falardeau. En troisième année de doctorat à l’Université de McGill, elle étudie l’écosystème marin de l’Arctique et grâce à la bourse Laure Waridel d’Équiterre qu’elle a obtenue, elle multiplie les rencontres auprès du public.

«C’est un environnement que peu de gens connaissent alors que le Canada a une très grande frontière arctique, souligne-t-elle. Je pense que c’est très important en tant que citoyen d’être conscient de la grandeur de notre territoire qui abrite une grande biodiversité.»

L’atelier qui était présenté pour la première fois à des enfants a débuté par une présentation de l’Arctique, de ses caractéristiques et des êtres qui peuplent le territoire. De petites vidéos ont été diffusées, notamment sur le plancton.

Biodiversité
Chaque semaine, le Camp de l’Île propose un sujet lié à la biodiversité grâce à son partenaire Via Nature.

«On a saisi l’occasion d’avoir une personne-ressource proche pour faire un atelier sur la flore marine arctique, souligne le coordonnateur du camp, Robert Boudreau. Il est aussi question d’attirer l’attention des participants les plus âgés sur les changements climatiques et l’impact environnemental que l’on peut avoir.»

La sensibilisation des jeunes est recherchée pour ensuite essayer de leur faire prendre des habitudes. Parmi les gestes portés par le Camp de l’Île, la création d’un vermicompostage.

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