IDS-Verdun
18:14 23 juillet 2018 | mise à jour le: 13 juillet 2021 à 11:05 Temps de lecture: 2 minutes

Art comique

Art comique
Photo: <@CP>(Photo: IDS/Verdun Hebdo – Delphine Bergeron)<@$p>

Le caricaturiste Yayo a présenté un atelier d’illustration humoristique à la bibliothèque de L’Île-des-Sœurs. Il a initié une douzaine d’enfants et leurs parents à sa technique de création, qui consiste en partie à «laisser aller la folie».

 

Intitulé «Crée ton histoire illustrée avec Yayo», son atelier d’une heure était présenté à la mi-juillet en parallèle de son exposition au Centre communautaire Elgar. L’artiste a expliqué son processus de création qui débute avec des notes écrites et des croquis, au crayon ou au stylo. Il a vanté la spontanéité des enfants qui ont naturellement de bonnes idées. «Tout peut servir pour nous inspirer», a-t-il dit.

 

«Une ligne qui se promène, c’est magique. Elle colle au papier et se transforme; on peut inventer des histoires autour d’elle.»
-Yayo, dessinateur professionnel

 

Yayo a incité les participants à choisir un thème qui les passionne, comme les animaux, la musique ou le sport, pour ensuite faire des transformations simples et détourner la signification de l’image en posant des questions. Pour le dessinateur, il s’agit ainsi de faire une certaine poésie, «même si c’est parfois tragique.»

 

Appui

 

Diego Herrera, mieux connu sous son nom d’artiste Yayo, est un Colombien installé au Québec depuis plus de trente ans. Avec une formation en dessin publicitaire et en beaux-arts, il a illustré plusieurs livres jeunesse et publie ses images dans des revues canadiennes, américaines, françaises et colombiennes. Le livre Humoro sapiens, publié en 2008 aux éditions Les 400 coups, recueille des dessins d’humours publiés dans la revue L’actualité depuis 20 ans.

 

 

Comme conseil aux jeunes qui voudraient entreprendre une carrière d’artiste professionnel, Yayo recommande d’être persévérant, curieux et obstiné. «L’artiste doit avoir la tête dans les airs, mais les pieds sur terre», a-t-il dit, faisant référence aux aspects administratifs du travail autonome. Il a souligné que les conditions de travail des artistes visuels s’améliorent, en partie grâce aux associations et aux organismes comme la Société de droits d’auteur en arts visuels.

 

L’exposition «L’œil espiègle» se déroule jusqu’au 27 juillet au Centre communautaire Elgar (260, rue Elgar).

 

 

Articles similaires