Environnement
17:44 28 juillet 2018 | mise à jour le: 13 juillet 2021 à 11:04 Temps de lecture: 2 minutes

Autoriser les séchoirs à linges

Autoriser les séchoirs à linges
Photo: (Photo: Métro Média – Delphine Bergeron)

Bien que ce soit déjà utilisé par des résidents de L’Île-des-Sœurs, l’arrondissement de Verdun travaille sur une révision du règlement interdisant de faire sécher du linge à l’extérieur.

À l’ère du développement durable et de la conscience écologique, plusieurs Insulaires utilisent les forces de la nature pour faire sécher leur linge à l’extérieur pendant la saison d’été. Cependant, un règlement datant de la fondation de l’île avec son concept de «Cité-Jardin» interdit les fils extérieurs, les cordes à linge, et même les séchoirs.

«Si le règlement est appliqué de façon drastique, en ce moment, on n’a même pas le droit d’accrocher une serviette après un garde-corps, en principe», mentionne le maire de Verdun, Jean-François Parenteau.

Le vice-président de l’Association des propriétaires résidents de L’Île-des-Sœurs (APRIDS), Mario Langlois, ignorait que cette pratique est illégale et il confirme qu’elle est courante chez les résidents. «C’est difficile à voir parce que c’est discret, les gens s’arrangent pour ne pas exposer leur linge», a-t-il certifié.

L’interdiction de corde à linge serait maintenue.

Pollution sonore

Dans sa volonté de faire du ménage dans les règlements obsolètes, M. Parenteau veut aussi encadrer l’utilisation des souffleurs à feuilles. Plusieurs plaintes à ce sujet sont déposées à l’arrondissement chaque année. En plus de soulever la poussière, ces appareils ne ramassent pas les feuilles, les poussant simplement sur la voie publique. Le maire dit vouloir améliorer la qualité de vie et la quiétude des Insulaires en limitant leur utilisation au début de l’été et à l’automne. «Le bruit, c’est une question de santé publique», insiste-t-il.

Mario Langlois se réjouit de cette intention et suggère que le règlement impose un nombre maximum de décibels maximum. «Ça fait plus de bruit qu’une tondeuse à gazon», soutient-il. Le vice-président de l’APRIDS souligne aussi que les moteurs deux-temps qui fonctionnent au gaz sont plus polluants qu’une automobile. «Il faut prendre le virage écologique parce qu’on s’en va dans le mur avec le réchauffement planétaire», s’inquiète-t-il.

Des changements pourraient être annoncés lors du conseil d’arrondissement de septembre, en s’appuyant sur le règlement en vigueur dans la ville de Westmount.

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