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Les apprenants adultes honorés pour leur persévérance

Au total, 86 apprenants adultes fréquentant un organisme ou une institution de quartier ont été célébrés le 20 février. Quelque 27 bourses de 100$ ont été tirées au hasard. Photo: IDS/Verdun-Hebdo - Katrine Desautels

Christopher Perreault et Mélissa Langevin sont retournés sur les bancs d’école au Centre d’éducation aux adultes (CEA) Champlain pour décrocher leur diplôme d’étude secondaire (DES). Ils étaient du nombre d’étudiants qui ont reçu un certificat de reconnaissance pour leur persévérance la semaine dernière lors d’une cérémonie à la mairie d’arrondissement dans le cadre de la Journée verdunoise des apprenants adultes.

Christopher Perreault et Mélissa Langevin étudient au Centre d’éducation aux adultes (CEA) Champlain. Ils craignaient d’abandonner de nouveau l’école, mais ils ont été agréablement surpris du soutien qu’ils ont reçu.

Plus jeunes, de nombreux professeurs leur avaient dit qu’ils ne réussiraient jamais à obtenir leur diplôme. «On ne m’a jamais diagnostiqué pour un Trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) avant l’âge de 21 ans parce qu’on me refusait l’accès à un psychiatre ou un psychologue, raconte M.  Perreault. À Champlain, on m’a fait une lettre pour que je puisse aller voir un docteur et j’ai pu enfin être diagnostiqué.»

Avant, il avait testé le marché du travail, mais sans diplôme, il n’avait pas l’impression de «faire une vraie différence.» Après son DES, il compte faire un baccalauréat en psychologie pour aider les autres.

Défis

La peur de Mme Langevin de subir encore de l’intimidation s’est vide dissipée.  Son parcours a toutefois été rempli de défis pour devenir une éducatrice spécialisée.

Souffrant de TDA avec dyslexie, cette mère monoparentale de deux enfants de trois et quatre ans a aussi dû se relever d’autres problèmes de santé. Malgré la maladie, dont elle garde les détails confidentiels, la jeune femme a continué de persévérer pour terminer ses études secondaires.

«C’est pour mes enfants que j’ai décidé de revenir à l’école, pour avoir un meilleur emploi pour eux et qu’ils soient fiers de leur maman, témoigne-t-elle. Mon garçon commence l’école cette année, je veux pouvoir l’aider dans ses études.»

Système différent

Il existe plusieurs différences entre le parcours jeunesse à l’école secondaire et la formation aux adultes. «Les professeurs prennent plus le temps avec nous, souligne Mme Langevin. Si tu ne comprends pas, ils vont essayer de te l’expliquer d’une autre manière jusqu’à ce que tu comprennes.»

«Personne n’est là pour être par-dessus l’autre. C’est motivant d’être entouré de gens qui sont là par choix et qui veulent décrocher leur diplôme». — Christopher Perreault, président du conseil étudiant au CEA.

M. Perreault est aussi d’avis qu’il y a une meilleure relation entre les élèves. «Contrairement au secteur jeune, où j’ai l’impression que c’est une compétition de celui qui veut avoir la meilleure note, [au CEA] j’ai vraiment l’impression que tout le monde est là pour s’aider et se donner un soutien autant moral qu’au niveau des notes», explique-t-il.

Les Verdunois croient que les classes bondées des enseignants au régulier rendent la réussite scolaire des élèves en difficultés plus ardues. Ils ont besoin de plus de soutien que ceux qui ont plus de facilité académiquement

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