IDS-Verdun
09:26 26 novembre 2020 | mise à jour le: 13 juillet 2021 à 10:40 Temps de lecture: 4 minutes

Légion royale canadienne des Forces armées: coquelicots en péril

Légion royale canadienne des Forces armées: coquelicots en péril
Photo: FacebookLes conseillers Sterling Downey et Luc Gagnon sont membres de la filiale 004 de la Légion royale canadienne.

Le conseiller Sterling Downey souhaite envoyer un message fort pour rappeler l’importance des vétérans des Forces armées canadiennes (FAC). Contrairement à la croyance populaire, des plus jeunes sont aussi engagés dans l’armée et leur aide a d’ailleurs été précieuse durant la pandémie.

«À l’époque, pratiquement tous les jeunes étaient des vétérans des Forces armées», souligne M. Downey. Ils revenaient d’un conflit armé, que ce soit la Première ou la Seconde Guerre mondiale ou encore la Guerre de Corée.

«Aujourd’hui, c’est différent, mais il y en a qui ont sauvé nos grands-parents et nos parents durant la pandémie», souligne le conseiller du district Desmarchais-Crawford. Même si des membres des FAC ont été déployés dans les CHSLD, il ne remarque pas un changement de mentalité de la population à leur égard.

Les réservistes ne sont pas perçus ni honorés comme les vétérans d’autrefois, estime-t-il. Grâce à l’équipe bénévole de la compagnie Cat Around Films, Sterling Downey a participé à une vidéo avec d’autres personnes de Verdun. «J’ai décidé d’utiliser ma visibilité comme maire suppléant de la Ville de Montréal pour tourner une vidéo afin de rappeler aux gens l’importance de la campagne, et aussi celle du port du coquelicot», dit-il.

Les participants de la vidéo parlent de leur expérience. «Ils ont vu des gens mourir durant la pandémie. Ils ont vu des situations où les gens étaient en péril, sans nécessairement pouvoir sauver des vies», relève M. Downey. Il espère que ces témoignages démontreront à la population que ces membres jouent un rôle aussi important que les vétérans de l’époque qui revenaient de la guerre.

Filiales en difficultés

Chaque filiale est dans une situation différente. Certaines sont propriétaires de leur bâtiment, d’autres sont en location. Mais dans l’ensemble, M. Downey estime que beaucoup de légions à travers le Québec sont en grandes difficultés financières. «À Verdun, je serais surpris si dans les deux prochaines années on est encore ouverts», se désole celui qui est membre de la filiale 004 de Verdun, la Légion royale canadienne la plus ancienne de la province.

La campagne de financement du coquelicot a été bouleversée par le virus. Il était impossible pour les bénévoles de recevoir les dons à un kiosque, habituellement installé à la sortie des commerces.

Par le passé, la filiale de Verdun amassait approximativement 14 000$. On ne sait pas encore combien ont été récoltés cette année, mais on ne s’attend pas à atteindre la moitié de ce montant. «Les gens pensent souvent que l’argent sert juste pour le soutien des vétérans dans les hôpitaux, mais ce n’est pas la réalité. L’argent est utilisé pour beaucoup d’autres choses», souligne M. Downey.

Par exemple, la filiale 004 soutient la banque alimentaire MANA, l’organisme Le Repaire jeunesse Dawson ou les programmes pour les cadets de Verdun. Cette année, le public pouvait faire un don en ligne. Toutefois, l’argent amassé sur le web est redistribué soit à travers les provinces du Canada, soit à l’intérieur des municipalités du Québec. Tandis que les bénévoles qui faisaient la campagne à Verdun récoltaient de l’argent spécifiquement pour le territoire.

Les conseillers Sterling Downey et Luc Gagnon ont fait une petite «tournée des stations de métro» pour la campagne locale du coquelicot. Les gens se sont déplacés pour appuyer la collecte de fonds et ils ont été plus généreux que jamais, donnant des montants plus gros en cette année pandémique.

Volontaire

Verdun avait le plus haut taux d’inscriptions volontaires pour tout le Canada dans les Forces armées canadiennes pendant la Première et la Deuxième Guerre mondiale.

Articles similaires