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Le conflit entre les croupiers et le Casino s’enlise 

Grève des croupiers
Les croupiers et les croupières ont manifesté devant les bureaux de Loto-Québec, en juin dernier. Photo: Facebook / SCFP - Québec

En arrêt de travail depuis maintenant 12 semaines, les croupiers et croupières du Casino de Montréal ont annoncé jeudi que les négociations étaient dans une impasse, depuis le 2 août.

La grève générale illimitée déclenchée par ceux-ci le 21 mai dernier se poursuit donc, alors que les 545 croupiers sont toujours sans convention collective.

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a mandaté ses procureurs pour évaluer la possibilité de déposer une plainte de négociation de mauvaise foi à l’endroit de Loto-Québec.

«Alors qu’un règlement était imminent, la partie patronale a fait volte-face sur l’interprétation de dispositions déjà convenues», peut-on lire dans le communiqué diffusé par le syndicat des croupiers.

Loto-Québec réagit

Quelques heures après la sortie du SCFP, la partie patronale a rétorqué en donnant sa version des faits.

«Loto-Québec s’explique mal la réaction du Syndicat des croupiers et croupières du Casino de Montréal, voire l’origine du conflit, puisque les croupiers de Montréal bénéficient déjà des meilleures conditions de l’industrie, et que des améliorations significatives à leurs conditions de travail actuelles ont été proposées», a indiqué la société d’État.

Loto-Québec s’est également dite surprise d’entendre parler d’une «impasse». L’employeur assure être toujours disposé à reprendre les négociations et à faire preuve de bonne foi.  

Une des sources du conflit demeure la demande des croupiers de bénéficier d’une pause de trente minutes payée, pour chaque heure de travail.

«Ils passeraient plus de 30% de leur quart de travail en pause payée, ce qui est hors norme dans l’industrie et les autres casinos de la Société. Dans une optique de gestion responsable des fonds publics, l’employeur ne peut accepter une telle demande», a ajouté Loto-Québec, jeudi.

Les croupiers et croupières du Casino de Montréal sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2020.

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