Un Conseil sur fond d'enquête et un complexe aquatique qui fait des vagues
Énergique et attentif aux questions du public, le nouveau maire de Verdun Jean-François Parenteau a dirigé avec enthousiasme, les deux assemblées consécutives du mardi soir 4 mars. La période des questions s’est tout de même prolongée pendant près de trois heures en l’absence de balises précises sur le temps alloué à chacun, et sur le nombre de questions autorisé.
Le maire de l’arrondissement Verdun, Jean-François Parenteau a expliqué avec tableaux à l’appui, les choix budgétaires hérités de l’ancienne administration, celui-ci a insisté sur les ajustements qui ont permis de restreindre les hausses de taxes malgré l’évaluation en nette croissance des propriétés, en particulier des multiplex. Notez que la répartition des hausses inscrites au rôle d’évaluation sur une base triennale, réduit la pression sur les petits propriétaires, dont la hausse moyenne de taxes en 2014 se situe à 2 % pour Verdun, bien en-dessous de plusieurs arrondissements incluant le Plateau Mont-Royal et Lachine.
Cette assemblée d’information sur les comptes de taxes qui précédait l’assemblée régulière, n’a suscité aucun débat enflammé dans la salle du Conseil, où des dizaines de citoyens ont fait leur entrée à 19h pour assister au conseil d’arrondissement du mois.
D’entrée de jeux, le maire a dissipé les attentes par rapport à l’enquête en cours sur certains services municipaux de Verdun, affirmant qu’une assemblée spéciale du conseil ferait le point dans toute cette affaire, le 19 mars prochain. Abordant les gros dossiers que son Administration devra gérer en 2014, le maire Parenteau a parlé de la réfection de l’Auditorium et de l’avenir du Studio B et de l’école de cirque de Verdun.
Compte tenu des annonces récentes, le maire a réitéré qu’ il était d’accord pour aménager un complexe aquatique à deux pavillons, mais que le contexte financier ne permettait pas la réalisation des deux pavillons en même temps. Le choix d’entreprendre la construction du pavillon du parc Therrien sur la terre ferme, tient au montage financier que Verdun a pu réaliser avec l’aide de Québec et de la Ville de Montréal.
Rappelant qu’il n’est pas facile de trouver du financement pour un projet d’équipement sportif comme ce complexe aquatique, le maire a insisté sur l’occasion exceptionnelle qui s’offrait à Verdun, cette fois-ci. Approuvant d’un signe de la tête les propos du maire, le conseiller Pierre L’Heureux a repris l’évocation d’un citoyen en disant que l’idée d’amener le YMCA à investir à Verdun a été étudiée mais semblait peu réaliste compte tenu de la présence d’un YMCA tout près à Pointe Saint-Charles. Le conseiller d’arrondissement a également parlé des coûts prohibitifs pour l’arrondissement d’une telle formule typique au «Y», impliquant à la fois des salles multifonctionnelles, un gymnase et une piscine comme le YMCA de Cartierville.
«Le projet actuel est central et accessible à pied, en voiture ou par autobus, tant pour les gens de l’Île que pour ceux de la terre ferme», a insisté Jean-François Parenteau qui a invité les gens de l’Île-des-Soeurs intéressés par le projet de centre aquatique à participer à un comité pour discuter du deuxième pavillon à la piscine Elgar.