Des chanceux prendront possession d'oeuvres d'art!
Le Centre Wellington se prépare à accueillir une foule d’amateurs d’art, de collectionneurs et de citoyens tout simplement désireux de contribuer au mieux-être de leurs semblables en profitant de l’encan silencieux des Impatients.
C’est lors d’un cocktail le mardi 12 mars prochain entre 17h et 20h, que seront proclamés les gagnants de l’encan silencieux. L’exposition de peintures et gravures intitulée «Parle-moi d’amour», se terminera donc ce soir-là, mais rien ne vous empêche entre temps de miser ou de surenchérir la mise inscrite pour le ou les tableaux qui vous attire. Jusqu’ici, 133 personnes ont visité l’exposition et un total de 6 115$ a été misé. C’est trop peu, selon l’équipe de «Parle-moi d’amour» au Centre Wellington. En effet, sur la soixantaine d’œuvres exposées, 18 tableaux, surtout des petits formats produits par des artistes du groupe des Impatients, n’ont pas encore de mises. Les enchères débutent à 50$ pour chacun des tableaux et les visiteurs peuvent défier la mise précédente en offrant davantage.
En espérant un sursaut de générosité du public et des amateurs d’art, Barry Crago, directeur du Centre Wellington a lancé un cri du cœur. Barry a rappelé que l’exposition-encan «Parle-moi d’amour» a pour objectif de faire vivre une expérience valorisante aux participants des ateliers animés par les Impatients et ainsi réduire la stigmatisation de ces personnes qui ont vécu des problèmes de santé mentale. Les œuvres de ces personnes côtoient celles d’artistes connu comme Diane Dufresne, Clémence Desrochers et Léon Bellefleur.
Le Centre Wellington situé au 4932 rue Wellington, est affilié à l’Institut Douglas, et il offre différents services en réadaptation psycho-sociale incluant l’aide à la recherche d’emploi aux bénéficiaires externes de soins.
Réunis à l’initiative de Barry Crago sur le site de l’exposition lundi dernier, Lorraine Palardy, directrice des Impatients et Ghislaine Provost artiste chez les Impatients ont rappelé que les ateliers avaient changé l’allure du Centre Wellington depuis trois ans. Celui-ci est devenu un lieu attirant où les participants s’expriment par l’art en profitant de la présence d’animatrices qui sont des artistes très engagées. «C’est un privilège pour moi qui habite à cinq minutes d’ici», confie Ghislaine Provost qui invoque sans se gêner, les bienfaits de «l’art-thérapie». Même les passants ont le goût d’entrer pour voir ce qu’on fait au Centre Wellington qui n’est plus perçu comme une clique où on soigne des malades.
Serez-vous parmi les chanceux qui quitteront le cocktail de clôture avec une œuvre d’art que vous aurez probablement payé beaucoup moins cher que sa valeur réelle tout en aidant la cause de la santé mentale ? On s’informe au 514 768-2668 poste 328.