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Le Magazine rencontre le nouveau directeur de l'école primaire Île-des-Soeurs

Depuis le 1er juillet, Marc-Philippe Vincent est le directeur de l’école primaire Île-des-Soeurs. Il n’en est pas à ses premières armes, puisqu’il assume de telles responsabilités depuis une vingtaine d’années. Il a bien besoin de cette solide expérience car l’école qu’il dirige est, avec près de 1000 élèves, l’une des plus populeuses au Québec.

Avant d’accepter ce nouveau défi, M. Vincent était le directeur de l’école secondaire Mont-Royal, dans la ville de Mont-Royal. «À plusieurs égards, la clientèle de l’école Île-des-Soeurs est semblable à celle de Mont-Royal», estime-t-il. «On y trouve, dans les deux cas, un nombre important d’enfants appartenant à des cultures différentes, dont un grand nombre dont la langue maternelle n’est pas le français.» Il reconnaît que cela constitue un défi, mais il affirme que celui-ci est en grande partie compensé par l’intérêt marqué des parents pour un enseignement de qualité.

C’est d’ailleurs ce critère qui attire bien des familles dans le quartier de L’Île-des-Soeurs, car l’école jouit d’une excellente réputation et le nouveau directeur en est bien conscient.

Un village dans une école

Le nombre d’élèves qui fréquentent l’école primaire Île-des-Soeurs est plus important que la population d’un grand nombre de villages au Québec. Plusieurs municipalités québécoises comptent beaucoup moins que 1000 habitants et c’est, à quelques dizaines près, le nombre d’enfants inscrits à l’école.

Même s’il ne côtoie les élèves de l’école que depuis quelques mois, Marc-Philippe Vincent a eu le temps d’établir d’excellents rapports avec plusieurs d’entre eux. Il lui arrive, comme tous les directeurs, de devoir rencontrer certains d’entre eux qui connaissent des difficultés, mais il affirme que c’est un aspect de son travail qui ne le rebute nullement; au contraire, il estime que cela lui donne l’occasion d’établir de meilleurs contacts avec ceux-ci. Cela fait d’ailleurs partie des engagements qu’il partage avec ses adjoints, le personnel de soutien, les services professionnels et les enseignants.

L’enseignement n’est pas la seule préoccupation du personnel de l’école; il faut aussi voir à leur bien-être, à leurs loisirs, à leur sécurité. À titre d’exemple, M. Vincent précise qu’environ 800 élèves prennent leur dîner à l’école, chaque jour. En plus de devoir leur trouver une place pour que chacun puisse prendre son repas dans de bonnes conditions, il faut aussi s’assurer de  tous leur offrir des activités, durant le reste de leur heure de dîner. «Quand la température ne leur permet pas d’aller jouer dans la cour, il faut les tenir occupés, à l’intérieur de l’école», affirme le directeur. Cela fait partie des tâches que la direction de l’école doit planifier dans l’horaire quotidien. Ceci n’est qu’un des aspects de la logistique qui doit être élaborée pour répondre adéquatement aux besoins des enfants et le directeur s’estime chanceux de pouvoir compter sur des collaborateurs dévoués et expérimentés.

Il tient aussi à remercier les parents qui s’impliquent bénévolement auprès des élèves qui ont besoin d’un soutien particulier et qui permettent ainsi à l’école de maintenir sa réputation d’excellence.

M. Vincent souligne également l’apport important de la Fondation de l’école primaire Île-des-Soeurs qui permet, par son support financier, d’acquérir des outils pédagogiques performants et de réaliser des projets importants. Il cite, à cet égard, l’Expo-Sciences annuelle qui est une réalisation stimulante pour l’ensemble des élèves, tout en contribuant à resserrer encore plus les liens entre le personnel et les parents.

Des besoins pressants

Même si l’école a été agrandie à plusieurs reprises, on manque encore de places pour accueillir tous les enfants du quartier et c’est la raison pour laquelle ceux qui s’inscrivent dans les classes d’accueil doivent fréquenter une école hors de leur milieu. Durant l’année scolaire, des élèves réguliers arrivent aussi et il faut alors les intégrer dans des classes qui sont déjà complètes.

Le directeur reconnaît qu’il n’est pas possible, dans le contexte actuel, d’assurer le respect intégral du ratio enseignant/élèves préconisé par le ministère de l’Éducation. «On parvient à le faire, dans certaines classes, mais le manque de places ne permet pas de le réaliser dans chacune d’elles. Encore là, la collaboration d’une équipe d’enseignants dévoués et déterminés est essentielle», affirme-t-il.

Marc-Philippe Vincent partage entièrement l’avis des parents et de la commission scolaire qui réclament la construction d’une nouvelle école dans les plus brefs délais. Dès la prochaine rentrée, certains élèves des classes régulières devront aller étudier dans une école éloignée de leur milieu et il espère que cette situation ne sera que temporaire.

Pour le moment, le directeur de l’école se concentre sur son plus important défi: maintenir la réputation d’excellence dont jouit l’établissement depuis plusieurs années. C’est non seulement un objectif, pour lui, mais une mission à laquelle il entend consacrer toute son énergie et sa détermination.

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