École à l’Île-des-Soeurs : un ultime appel à l’aide aux politiciens de Montréal
Enfin! Après trois années de travail et d’efforts soutenus, la mobilisation de toute une communauté de parents porte ses fruits.
L’Île-des-Soeurs peut maintenant espérer une nouvelle école primaire et entrevoir la construction de lieux d’apprentissage à dimension humaine où les enfants pourront recevoir des services pédagogiques dans des conditions normales.
Ce résultat n’aurait pas été possible sans le travail de Ginette
Marotte, maire de Verdun, et de son équipe, de Diane Lamarche-Venne, présidente de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB), ainsi que de Louise Harel.
C’est la dernière mouture de ce projet bonifié et cent fois remis sur le métier qui a finalement reçu l’aval de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM). Dans son rapport publié cette semaine, l’OCPM se dit favorable au projet de la commission scolaire et propose des solutions aux principales récriminations des opposants, à savoir la constitution d’une réserve foncière pour les besoins futurs de l’arrondissement et la préservation des espaces verts. Tous, parents et résidents, trouveront dans ce rapport l’équilibre souhaité au terme d’une consultation exemplaire qui a permis à tout le monde d’exprimer son point de vue.
Faut-il le souligner encore, ce passage du rapport de l’OCPM rappelle l’urgence d’agir: «La situation de surpopulation n’est plus acceptable eu égard à sa durée et à ses conséquences sur l’apprentissage et le bien-être des enfants ainsi que du personnel qui les accompagne». Bref, nos enfants doivent avoir accès dans les plus brefs délais à un milieu d’enseignement minimalement décent à Montréal.
Pour y arriver, nous comptons sur l’appui de Denis Coderre, Marcel Côté et Mélanie Joly, sur le crescendo de fin de mandat des élus en place et sur l’ébullition préélectorale. Si les derniers détails entre la Ville et la CSMB ne sont pas réglés d’ici quelques semaines, il n’y aura plus d’espoir pour une nouvelle école à l’automne 2014.
Quelque 1000 enfants montréalais continueront d’être coincés dans une immense école trop petite.
Nous comptons donc sur la cohérence et l’implication de toutes les personnes actuellement en précampagne électorale pour que le projet aille de l’avant. Il est facile de lancer des slogans disant que les familles sont essentielles à la vitalité de Montréal. Mais c’est plus exigeant d’agir pour les retenir en ville. À présent, il faut que tous unissent leurs efforts en vue de la prochaine séance du comité exécutif. Il faut mettre les bouchées doubles pour régler les derniers détails.
En outre, nous osons croire que les opposants systématiques à ce projet se rallieront aux recommandations favorables du rapport de l’OCPM. Nous espérons qu’ils accueilleront enfin à coeur ouvert, au nom de la crédibilité, de l’inclusion, de la légitimité, et compte tenu surtout de la rigueur du processus de l’OCPM, nos enfants qui sont aussi leurs voisins.
Lydia Alder, Mélanie Aubut, Claude Giguère, Steve Lachaîne, Lise-Anne Laverdure, Véronique Tremblay, Caroline Varin. Parents-membres du Collectif Besoin d’une école IDS