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Trois longs-métrages en 2013?

Si son nom vous est familier, c’est parce qu’il a réalisé le film québécois le plus populaire à ce jour. Le cinéaste Charles Binamé était présent à l’île pour parler de son long-métrage Séraphin: un homme et son péché.

Le 9 janvier dernier, Charles Binamé a partagé des secrets de tournage et des anecdotes sur ce long-métrage devant son auditoire à la résidence Symphonie de L’Île-des-Sœurs. Rappelons que les parents de M. Binamé habite l’Île-des-Sœurs.

Sorti en salles à l’hiver 2002, Séraphin a été un coup de cœur pour le peuple québécois. Les attentes étaient élevées; l’histoire de Séraphin et de Donalda a été racontée dans le livre original de Claude-Henri Grignon, puis dans l’émission à succès «Les Belles Histoires des Pays-d’en-Haut».

Même s’il s’agissait de l’un des récits les plus souvent adaptés, le réalisateur, qui co-signe également le scénario, croyait qu’il y avait encore quelque chose à raconter. «J’ai fait ce film parce que je croyais que tout n’avait pas été dit. Je savais aussi que c’était risqué. J’ai d’ailleurs dit à ma blonde, au moment de faire le film, que si je manquais mon coup, on allait devoir déménager. Le peuple québécois n’allait pas me le pardonner», lance d’emblée le réalisateur en souriant. Son film, «Maurice Richard», sorti en 2005, a aussi été acclamé. Cependant, «Le Piège américain», datant de 2008, a essuyé un échec. Or, les critiques ne découragent pas Charles Binamé. «Je me tiens loin de ça. On ne devrait pas trop se préoccuper des critiques mais plutôt mettre le cap sur ce que l’on fait. D’ailleurs, le Piège américain est probablement mon film préféré et, selon moi, le plus réussi», répond-il.

Lui qu’on n’a plus vu au Québec depuis presque cinq ans, n’a pas pour autant chômé. M. Binamé a continué son travail à Toronto, où il a réalisé des séries policières anglaises telles que Flashpoint et Being Human. Le cinéaste regrette le peu de moyens pour la télévision québécoise. «J’ai eu accès à un gros budget pour mes séries anglaises. Je salue ceux qui réussissent à faire de l’excellente télévision avec peu de moyens», admet M. Binamé.

Le réalisateur et scénariste aspire à revenir tourner dans la région en 2013. Présentement, il co-écrit un projet de long-métrage avec l’auteure Marie-Sissi Labrèche, qui traitera de la vingtaine. Ne souhaitant pas trop s’avancer, M. Binamé espère toutefois tourner cette année trois longs-métrages, dont deux dans la langue de Molière. «Mais je n’aime pas trop en parler pour ne pas conjurer le sort», blague-t-il.

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