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Projet de pont: l'Association des propriétaires et résidants de L'Île-des-Sœurs dépose un second mémoire

L’Association des propriétaires et résidants de L’Île-des-Soeurs (APRIDS) a fait parvenir à Transports Canada et à la société Les Ponts Jacques-Cartier et Champlain Incorporée un second mémoire relativement à certains aspects de l’étude environnementale portant sur la construction du futur pont Champlain.

Le document déposé par l’organisme à but non lucratif qui oeuvre à l’amélioration de la qualité de vie des résidents de L’Île-des-Soeurs et à la protection de son environnement fait suite à la deuxième session des «journées portes ouvertes» tenues en avril dernier.

Pour l’APRIDS, les informations qui ont été communiquées concernant le pont de contournement sont «très rassurantes». Cependant, l’association souligne l’apparition une nouvelle contrainte. «La construction du viaduc qui va enjamber l’autoroute Bonaventure fera en sorte qu’une des deux voies menant au pont Champlain sera entravée à cet endroit», explique l’APRIDS. «Si l’impact est faible pour les automobilistes qui empruntent le pont Champlain, puisqu’il n’y a qu’une seule voie par la suite qui se raccorde au pont Champlain, on peut craindre que cette réduction du nombre de voies n’entraîne une congestion de la circulation beaucoup plus importante, au-delà du pont Clément, aux heures de pointe», anticipe l’association. À son avis, «l’impact pourrait être considérable pour les résidents de L’Île-des-Soeurs, puisque ce « bouchon » de circulation empêcherait l’accès à la bretelle d’entrée à L’Île-des-Soeurs, à moins qu’il ne soit instauré, sur l’autoroute existante, une voie dédiée» à l’île. L’APRIDS considère que «cette solution très peu onéreuse (de la signalisation uniquement), améliorerait grandement la desserte de l’île, sans entraver d’aucune manière, l’accès au pont Champlain».

Climat sonore

L’APRIDS se préoccupe également du climat sonore. Pour l’association, l’installation près du pont de L’Île-des-Sœurs de l’équipement provisoire pour effectuer des mesures de bruit ne suffit pas. «C’est un premier pas, mais qui risque d’être insuffisant pour modéliser tout le niveau sonore le long de l’axe principal», souligne l’APRIDS pour qui «une campagne de mesures à proximité du pont Champlain permettrait d’améliorer le calcul».

En ce qui concerne les murs antibruit évoqués par Transports Canada qui, s’ils s’avéraient nécessaires, seraient construits au début de la mise en route du chantier, l’APRIDS estime que «cette mesure est très positive, mais partielle, puisque les murs ont une hauteur limitée». L’association note que «le choix du revêtement des chaussées et la nature des joints entre les différentes sections du pont seront des éléments déterminants».

L’empreinte carbone

L’APRIDS accueille par ailleurs avec «grand intérêt» l’initiative de Transports Canada concernant son engagement de comptabiliser et compenser annuellement les résidents pour les gaz à effet de serre (GES) émis pendant la décennie de travaux de construction. «Il serait tout à fait équitable que ces retombées positives profitent en grande partie aux résidents de L’Île-des-Soeurs», juge l’association. L’APRIDS, qui souhaite que la société PJCCI octroie elle aussi cette mesure de compensation, propose que Transports Canada consulte les citoyens «afin de définir et de réaliser un projet indépendant de verdissement du quartier de L’Île-des-Sœurs». (A.D.)

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