L’APRIDS réagit
(ML) – Lors des journées portes ouvertes, les membres de l’association des propriétaires et résidants de L’Île-des-Sœurs (APRIDS) disent avoir noté d’importantes lacunes côté climat sonore et qualité de l’air.
Des membres de l’APRIDS ont visité les portes ouvertes à Verdun et à l’île qui ont eu lieu il y a près d’une semaine. En réponse à l’une de leurs interrogations, un technicien du consortium Dessau-CIMA a confirmé qu’un seul poste de captage avait été installé et que les données qui y seraient enregistrées seraient suffisantes pour faire une modélisation applicable à l’ensemble des résidents de L’Île et par la suite proposer des mesures d’atténuation basées sur des projections de trafic futur.
Cependant, l’organisme n’est pas du même avis. «Nous croyons que ce seul poste de captage risque d’être insuffisant. Deux postes de captage additionnels de part et d’autre du pont Champlain permettraient de mieux mesurer l’intensité du bruit généré par l’utilisation de celui-ci» affirme Bernard Tessier, membre du comité pont Champlain de l’APRIDS.
En ce qui a trait à la qualité de l’air, la situation n’est guère plus rassurante en ce qui a trait aux postes d’échantillonnage de l’air pour l’APRIDS.
Selon les représentants de Dessau-CIMA, le seul poste de captage de l’air des environs est situé à Verdun, à trois kilomètres du pont Champlain. Celui-ci est inapte à mesurer la concentration de particules fines.
Or, d’après l’Organisation Mondiale de la Santé, Montréal serait la plus polluée des grandes villes au Canada. De plus, le Bilan environnemental 2011 sur la qualité de l’air à Montréal démontre que le nombre de jours où la qualité de l’air a été mauvaise a été de 69 et de ce nombre, 68 jours sont attribuables à la présence de concentrations élevées de particules fines. Selon un représentant de Santé Canada, les données sur les particules fines provenant des relevés de la station de Sainte-Anne-de-Bellevue seraient suffisantes.
«Une étude environnementale sérieuse se doit d’échantillonner l’air de manière adéquate, ce qui ne semble pas être le cas du projet actuel. Nous entendons souligner ces lacunes importantes dans un mémoire que nous ferons parvenir à Transports Canada avant la date limite du 15 janvier 2013 » souligne Daniela Villatora, présidente de l’APRIDS.
Point positif : l’organisme est toutefois encouragé par les liens qu’il a tissés avec les intervenants sur place. «Nous souhaitons développer de solides relations avec Vincent Jarry, directeur principal de Transports Canada, ainsi qu’avec d’autres intervenants. Cela nous permettra de faire valoir les préoccupations des résidents de L’île de façon constructive et efficace», précise Mario Langlois, porte-parole du comité pont Champlain de l’APRIDS.