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Conférence de Gilles Proulx sur l'histoire de la radio

Nadeau Francois - TC Media

Comme on le sait tous, Gilles Proulx est un féru d’histoire; sa connaissance de celle-ci étant seulement égalée par sa passion pour le sujet. De plus, il est bien sûr connu pour son travail d’animateur radio, étant l’un des animateurs ayant le plus marqué les ondes au Québec.

Il est donc peu surprenant d’apprendre que ces deux facettes seront réunies le jeudi 14 juin prochain lors d’une conférence qu’il donnera aux Résidences Symphonie, présentée par la Caisse Desjardins de L’Île-des-Sœurs.

«J’ai décidé de me concentrer sur la radio au Québec, puisqu’elle est pionnière, dit-il. Dès 1918, on assiste à la naissance de la première radio en Amérique, à Montréal, XWA, qui devient un an plus tard CFCF, car le fédéral exige l’appellation  »C » pour identifier les postes.»

Lors de sa conférence, Gilles Proulx explorera donc les différentes époques de la radio dans notre province, comment ce média a changé, de décennie en décennie, ainsi que les personnalités qui l’ont marqué.

Pour des raisons personnelles, Gilles Proulx affectionne particulièrement la période des années 60, durant laquelle il commença à apprendre le métier de reporter.

«J’ai commencé en 1962, à l’époque de la crise des missiles. J’étais à Montmagny, je lisais mes premiers bulletins, en bafouillant, tout nerveux», se remémore celui qui a pris sa retraite des ondes radiophoniques en 2008 après 46 ans de carrière.

«Pour un reporter, c’était également la période la plus prolifique, du point de vue des idées. C’était l’époque des Kennedy, Martin Luther King et Fidel Castro, la visite De Gaulle au Québec, les contestations dans les universités en Amérique, en France, un peu partout. Comme reporters, il n’y a pas de doute que nous étions alimentés en histoire de toutes sorte et très occupés», explique-t-il.

Une passion qui en alimente une autre

C’est tout jeune que Gilles Proulx, dont la passion pour l’histoire est déjà naissante, découvre la radio de par son frère Jacques, qui est de cinq ans son aîné et qui deviendra également, plus tard, animateur vedette à CKAC.

«Ça remonte à la guerre, alors que j’ai cinq ou six ans. Mon frère écoute la radio et me parle de la mort d’Hitler; mon père a également des amis soldats qui sont allés sur les champs de bataille; alors tout ce bouillon de discussion m’amène à m’intéresser à l’Histoire et la radio est le moyen de communication idéal, dit-il. Je me rappelle encore de la prise du pouvoir par Mao Tsé-Tung, qui est restée gravée dans ma petite mémoire d’enfant, alors que mon frère m’explique que les  »méchants » communistes ont pris le pouvoir en Chine.»

Du même coup, en plus de l’Histoire, la radio alimente également la curiosité du jeune Proulx envers la géographie, qui sera également bien servi lors de ses premières années au micro, l’actualité internationale l’amenant à visiter les différents endroits dont il fait mention en ondes. Son travail de journaliste radiophonique l’amène également à couvrir différents événements, comme la guerre du Viêt Nam, l’invasion turque de Chypre et la chute de la dictature des colonels en Grèce.

La radio aujourd’hui

Gilles Proulx n’a pas la langue de bois, on le sait bien, et il nous le prouve lorsqu’on lui demande son opinion sur la radio de nos jours. «Je trouve que le discours est très médiocre en ce moment», dit celui qui qualifie son travail à la radio dans le passé de pamphlétaire. «Nous avons besoin plus que jamais de gens qui brassent pour venir à bout de cette inertie qui affecte la population en ce moment.»

Conférence de l’histoire de la radio par Gilles Proulx, le 14 juin, 19h, aux Résidences Symphonie, 325 chemin de la Pointe-Sud. Événement gratuit. Une présentation de la Caisse Desjardins de L’Île-des-Sœurs.

 

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