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La Station élabore progressivement sa programmation

Vigneault Pierre - TC Media

Invitée à prendre la parole devant les gens d’affaires de L’Île-des-Soeurs, le 22 mars, Marie-Ève Brunet a apporté des précisions sur sa mission à la nouvelle maison intergénérationnelle, récemment inaugurée dans l’île. La directrice d’Action Prévention Verdun a expliqué le plan d’action qu’elle et son équipe avaient élaboré pour favoriser la fréquentation de La Station.

Lorsqu’elle a accepté le mandat qui lui était confié, elle était bien consciente que cela représentait un défi, à plusieurs égards. Il lui fallait d’abord éviter un dédoublement des ressources déjà disponibles, tout en s’assurant de répondre à des besoins bien réels, mais mal identifiés. Il a donc été convenu que les deux groupes d’âge ciblés seraient les jeunes de 12 à 17 ans et les aînés de 50 ans et plus.

Elle a fait des recherches, un peu partout, pour trouver des idées, des suggestions, mais elle est vite arrivée à la conclusion qu’il n’y avait pas de recettes magiques pour ce genre de projet. Elle a compris qu’il faudrait tout inventer et c’est à ce processus qu’elle et ses collaborateurs consacrent toutes leurs énergies.

Les aînés et les ados peuvent s’entraider, se complémenter, mais pour qu’ils en prennent vraiment conscience, il faut d’abord qu’ils surmontent leurs préjugés. Quand ils partagent des activités, dans un lieu commun, ces perceptions tombent rapidement et c’est là l’objectif prioritaire de Mme Brunet et son équipe.

Au départ, ce sont surtout les aînés qui ont profité de La Station, mais on constate que de plus en plus de jeunes s’y intéressent. «Les choses ont changé radicalement, à la suite de la semaine de relâche scolaire, au cours de laquelle plusieurs jeunes ont découvert ce nouveau service», a précisé Marie-Ève Brunet.

On sait que l’édifice où a été aménagée La Station a été créé par le célèbre architecte Ludwig Mies van der Rohe, ce qui lui confère un caractère patrimonial et culturel qui doit être préservé. On y trouve donc deux salons, un noir et un blanc, détachés l’un de l’autre, mais auxquels les deux groupes ont accès. Pour respecter le concept de leur créateur, ces pièces sont dépouillées d’ornements et d’artifices, mais dès qu’elles sont habitées, elles semblent s’animer et prendre vie. «Les gens font la couleur des lieux,» observe Marie-Ève Brunet.

C’est avec l’appui de représentants de la population que la programmation préliminaire a été élaborée. Celle-ci a déjà été ajustée et elle n’en est qu’aux premiers stages de son élaboration. Dès le 1er avril, une nouvelle grille d’activités sera en vigueur et elle continuera d’être adaptée aux besoins exprimés par les membres. Ceux-ci déboursent une contribution symbolique de 15$ par année, ce qui leur donne accès à l’ensemble des activités.

Même si on en parle depuis plusieurs années, «La Station n’est ouverte au public que depuis le 11 février dernier. Marie-Ève Brunet est bien consciente qu’il y a beaucoup à faire, mais elle se réjouit de constater qu’on a déjà dépassé le stade des 100 inscriptions. Elle a conclu son allocution par une invitation: «La Station n’est pas un lieu magique, c’est un endroit pour apprendre à mieux vivre ensemble; soyez au cœur de ses premiers pas! Embarquerez-vous avec nous?»

C’est la conseillère Andrée Champoux qui a été invitée à remercier la conférencière. Elle a profité de l’occasion pour préciser que des correctifs seraient apportés à certains problèmes techniques constatés dans le fonctionnement de certains équipements de la maison intergénérationnelle. Elle a félicité Marie-Ève Brunet et son équipe pour leur excellent travail et rappelé que ce nouveau service serait adapté aux besoins exprimés par ceux qui en profitent. «La Station n’est pas stationnaire!,» a-t-elle conclu.

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