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Est-ce que votre «switch» est à «On»?

La semaine dernière, tous les membres du personnel de la section montréalaise de l’entreprise étaient conviés à une conférence prononcée par le motivateur et athlète, Pierre Lavoie. Son discours tombait en pleine journée de production et était présenté à l’autre bout de l’île. Inutile de vous dire que je n’étais guère motivée pour aller écouter un… motivateur.

Mais Pierre se mit à parler et je l’écoutai.

J’en connaissais un peu sur le Grand Défi Pierre Lavoie; une formidable organisation qui encourage les écoliers à pratiquer des activités physiques, à bien se nourrir et à ne pas décrocher. Je savais que ce triple champion de l’Ironman d’Hawaii avait lancé une campagne vers la fin des années 90 pour sensibiliser les gens à une maladie mortelle, l’acidose lactique. Ce que je ne savais cependant pas c’est que cette maladie lui avait enlevé deux enfants, sans qu’il ne puisse intervenir. J’écoutais donc l’histoire d’un père qui avait réussi à transformer de la souffrance en espoir.

«Perdre son enfant, c’est comme tomber dans le vide sans jamais toucher le sol. On n’a plus de repères et on a mal partout», nous disait Pierre.

Voilà des paroles qui vous brisent le cœur. Le deuil peut vous terrasser et vous entraîner dans un cycle infernal de «pourquoi moi?» et «ce n’est pas juste» jusqu’à ce que vous réussissiez à tuer dans l’œuf ce processus destructeur. «Ça n’a rien à voir avec les aptitudes; c’est une question d’attitude», affirme Pierre. Mais ce qui rendait ces paroles si puissantes, c’est que tout le monde dans la salle savait que cette déclaration ne s’appliquait pas qu’aux sports. On ne choisit pas ce qui nous arrive, mais on choisit notre façon d’y réagir.

Grâce à la fondation qu’il mit sur pied, le gène responsable de l’acidose lactique fut identifié en 2003 et des tests de dépistage furent élaborés, donnant ainsi espoir à quantité de parents. Ce bagarreur infatigable continue de parcourir les écoles de la province, encourageant ainsi les jeunes à être en forme et à vouloir le demeurer. Vous pouvez grimacer tant que vous voulez et trouver ça quétaine, mais la vérité est qu’une seule personne peut faire toute la différence.

«La qualité de votre vie se mesurera à votre contribution pour la société». Ces paroles ne sont pas celles de Pierre, mais bien d’un sherpa népalais qui après avoir escaladé l’Everest, le redescendit en… parapente. (Et VOUS, qu’avez-vous fait dernièrement?)  

Un concours de circonstances a fait qu’après la conférence de Lavoie, j’assistais le soir même au Festival du film de montagne de Banff à l’UQAM où l’on présentait une sélection de six courts-métrages de sports extrêmes et de défis impossibles.

On y retrouvait des gens escaladant des montagnes, pratiquant du kayak sur des rivières africaines infestées de crocodiles, jouant les funambules sans filet de protection (et sans vêtements en fait) au-dessus des canyons et pratiquant du ski hors-piste en se jetant du haut des falaises…

Nikos Kazantzakis (l’auteur de Zorba le Grec) a déjà écrit : «Un homme a besoin d’un peu de folie ou sinon, il ne pourra jamais rompre ses liens et devenir libre». Et le mot «folie» convient tout à fait à ce à quoi j’ai assisté ce soir-là. Ça défiait toute logique et tout instinct de survie pour le simple plaisir de se sentir véritablement en vie. Mais une certaine magie en ressortait tout de même. Cette idée selon laquelle nous pouvons être tellement plus que ce à quoi nous nous limitons chaque jour… Ce sentiment selon lequel NOUS pouvons faire beaucoup plus si, comme le disait Pierre Lavoie, nous décidons de tourner notre «switch« à «On».

Pour en connaître davantage sur le Grand Défi Pierre Lavoie, faites le : http://legdpl.com.

Pour le Festival de films de montagne de Banff, les billets sont tous vendus à Montréal, mais il en reste pour la représentation du 6 février à Longueuil : http://www.espaces.ca/page/evenements/festival-du-film-de-montagne-de-banff/presentation.

 

 

 

 

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