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Nouveau pont : Ottawa maintient le cap sur 2018

Les travaux de construction du pont qui remplacera le pont Champlain devraient commencer à la fin du printemps 2015 pour une ouverture prévue en 2018.

Le gouvernement fédéral garde le cap sur l’échéancier, a fait savoir la semaine dernière, lors d’un point de presse sur l’état des travaux, le ministre de l’Infrastructure, Denis Lebel.

Le processus d’appel d’offres sera enclenché prochainement, a-t-il indiqué.

Le pont, qui sera construit en partenariat public-privé, devrait comporter six voies pour la circulation automobile, un corridor pour un système léger sur rail de même qu’une piste multifonctionnelle pour les piétons et cyclistes.

Quant au coût, le ministre n’a avancé aucun chiffre de manière à ne pas influencer le processus de soumissions. Et c’est après la construction que l’on saura combien il en coûtera aux automobilistes pour emprunter le pont. Car si le gouvernement maintient sa volonté de l’ouvrir en 2018, il est tout aussi ferme concernant l’instauration d’un péage pour contribuer au coût de construction et d’entretien.

Le maire de l’arrondissement de Verdun, Jean-François Parenteau, s’est réjoui du calendrier des travaux. «C’est une bonne nouvelle. L’échéancier est raccourci. C’est rassurant», a-t-il dit rappelant que le temps presse, le pont étant rendu à la fin de sa vie utile. D’un autre côté, cette urgence écarte la tenue d’un concours d’architecture, a-t-il toutefois déploré. M. Parenteau estime que l’on devrait profiter de l’occasion pour construire un ouvrage qui constituerait «une signature pour Montréal». «Ce n’est pas anodin. Un pont, on n’en bâti pas un aux deux ans», a-t-il dit.

Opposition au péage

Pour ce qui est du péage, à l’instar du maire Denis Coderre, Jean-François Parenteau a réitéré son opposition.

Et Montréal n’est pas seule à rejeter l’idée. Le gouvernement du Québec et plusieurs villes de la Rive-Sud ne veulent rien savoir d’un péage. Pour le maire de l’arrondissement, il est essentiel d’entrer et sortir facilement du centre-ville. «Il faut que ce soit fluide», a-t-il insisté.

M. Parenteau a d’autre part déploré le manque de communication du gouvernement fédéral dans ce dossier. «On n’est pas consulté comme on devrait l’être. C’est choquant pour moi», a-t-il dit. «On a seulement des bribes de détails. Il nous manque de l’information.»

«Il y a un consensus. On veut être partie prenante au projet», a déclaré le maire de l’arrondissement. Dans cet esprit, Denis Coderre a réclamé une entente-cadre de coopération entre les partenaires du projet.

Par-dessus tout, «ma préoccupation première est l’arrondissement», a ajouté Jean-François Parenteau, qui a souligné l’importance d’atténuer les impacts qu’auront les travaux quant au bruit, à la sécurité et à la circulation.

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