IDS-Verdun

Massothérapeute pour chien

Photo: Collaboration spéciale

Se déplaçant à L’Île-des-Sœurs pour donner des ateliers de massothérapie, Alain Girouard est un des seuls massothérapeutes canins à Montréal.

L’homme s’est d’abord intéressé à la pratique en 2008, car la santé de son chien déclinait. Il décide de suivre un programme de formation professionnelle de massage pour animaux.

Se rendant compte qu’il est doué pour la massothérapie canine, il décide d’en faire une carrière. Aujourd’hui, sa clientèle est diversifiée.

«Ce sont souvent des chiens nouvellement adoptés et qui ont été rescapés, soit parce qu’ils ont été maltraités ou qu’ils proviennent d’usines à chiots.»

Il travaille aussi avec des chiens qui ont subi des chirurgies ou des chiens de compétition. Il est ouvert aux besoins du chien.

«Chaque chien a des points plus sensibles que d’autres selon la race et des défis physiques avec l’âge», insiste-t-il.

Le Québec, pas assez ouvert
Le massothérapeute raconte qu’il doit faire face à beaucoup de préjugés. Il déplore que les mentalités ne soient pas encore assez ouvertes quant au bien-être et à la sécurité des animaux.

«Au Québec, on est en retard comparativement à partout ailleurs. À San Francisco, les chiens douaniers et policiers, par exemple, sont suivis par des massothérapeutes.»

M. Girouard est persuadé que d’avoir un chien heureux et en santé n’est pas un luxe, même à 65$/heure. Il n’est pas nécessaire de consulter le massothérapeute fréquemment.

«J’ai souvent vu des chiens trois fois par mois, mais ce sont des cas extrêmes. On parle de chiens très maltraités à ce moment-là.»

L’homme insiste pour que les propriétaires soient présents lors des séances de massage. Il leur montre des techniques, afin qu’ils puissent faire un «travail de maintenance» avec leur toutou.

Il donne aussi des ateliers «J’aime mon chien» afin d’initier les propriétaires de chien au massage canin.

Articles récents du même sujet