IDS-Verdun

Les nids-de-poule du boulevard de L’Île-des-Sœurs

Photo: Stéphanie Alcaraz Robinson/TC Media

La prudence est de mise pour les automobilistes qui parcourent le boulevard de L’Île-des-Sœurs et la rue Berlioz. Le Magazine y a dénombré des dizaines de nids-de-poule, conséquence de la hausse du mercure à la fin décembre. Certains trous observés mesurent plus de 30 pouces de largeur.

Il suffit de se promener quelques minutes sur le boulevard de L’Île-des-Sœurs pour apercevoir ces trous, d’une largeur qui varie de 10 à 30 pouces. Les véhicules qui circulent sur la chaussée doivent dévier de leur trajectoire pour éviter les nids-de-poule, d’une profondeur pouvant atteindre plusieurs pouces.

L’arrondissement de Verdun indique que les nids-de-poule sont généralement réparés quelques jours après leur apparition. L’inspection des voies publiques se fait en continu par des contremaîtres et entre une et deux équipes œuvrent à la réparation selon les besoins et les saisons.

Mais durant la période de redoux qu’a connue la métropole au courant du mois de décembre, les trous se sont multipliés sur la chaussée de l’arrondissement de Verdun, déjà réputée être mal en point.

«Les nids-de-poule apparaissent suite à des variations de température importantes comme celle vécue pendant la période des fêtes», admet Jude Bergeron, chargé de communications à l’arrondissement.

Dommages coûteux
Au département de service du concessionnaire Gravel à L’Île-des-Sœurs, qui répare tous les types de véhicules, on compte une dizaine de réparations par année pour des bris causés par des nids-de-poule.

Un nid-de-poule peut causer des bris au niveau de la roue et du pneu et peut, dans des cas extrêmes, abîmer les pièces de direction de l’automobile.

«Un pneu fendu peut coûter en moyenne 125$, plus 60$ pour une jante, 20$ pour un enjoliveur et 95$ pour un alignement, plus les frais de réparation», calcule Manon Pérusse, directrice du département de service du concessionnaire Gravel.

Elle croit que les automobilistes adaptent leur conduite à la présence des nids-de-poule. «Côté nid de poule, il faudrait idéalement que la ville s’en occupe rapidement pour ne pas frustrer les citoyens.»

Des résidents inquiets
La présidente de l’Association des propriétaires et résidents de L’Île-des-Sœurs (APRIDS), Daniela Villatora, admet que les nids-de-poule n’ont pas été une des priorités de l’organisme cette année.

Toutefois, elle s’inquiète de constater la présence accrue de nids-de-poule sur le territoire.

«C’est préoccupant et ça affecte notre qualité de vie. Comment ça se fait qu’au Québec, on retrouve tant de nids-de-poule, alors qu’ailleurs, les routes sont belles?»

Alors que certains résidents trouvent la situation inquiétante, d’autres ne voient pas de quoi en faire un plat.

«S’il fallait que les nids-de-poule et les craques nous inquiètent à l’arrivée de l’hiver, toute la région métropolitaine partirait pour la Floride», a commenté un résident de L’Île-des-Sœurs, Alain Charbonneau.

En 2014, l’arrondissement de Verdun a dénombré 33 interventions (nids-de-poule et autres) sur le boulevard de L’Île-des-Sœurs. Des travaux majeurs de surfaçage sont également prévus en 2015 sur une bonne partie du boulevard.

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