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Les planches à roulettes seront admises sur les pistes cyclables

Sterling Downey Photo: Hugo Lorini/TC Media

Suite à une motion de Projet Montréal déposée par le conseiller de Verdun Sterling Downey, le conseil municipal mandatera la Division des transports actifs de la Ville de Montréal afin d’autoriser l’usage de la planche à roulettes sur le réseau cyclable, à Montréal.

Les élus du conseil municipal ont adopté ce mandat pour un changement règlementaire, lundi. La planche à roulettes sera ainsi reconnue comme «mode de transport actif» par la Ville.

Dans sa motion, M. Downey faisait valoir que la Ville investit actuellement d’importantes sommes pour la construction de skateparks dans la métropole, mais que les planchistes n’ont actuellement «aucune option pour circuler dans les rues de Montréal en toute légalité», demandant ainsi de les admettre sur les pistes cyclables.

« Tout le monde est d’accord pour trouver des solutions pour que les jeunes soient plus actifs. On les encourage à marcher et à prendre leur vélo pour se rendre à l’école. Mais les jeunes, ils font du skate aussi. Il leur faut un endroit où ils peuvent circuler pour se rendre du point A au point B légalement,» a-t-il affirmé à TC Media.

Les planches à roulettes sont actuellement interdites sur la chaussée et les utilisateurs sont passibles d’une amende allant de 30$ à 60$. Montréal doit également demander à Québec de modifier le Code de la sécurité routière en ce sens, selon la motion adoptée.

Aref Salem, responsable des transports au comité exécutif de la Ville de Montréal, a d’ailleurs affirmé lundi que dans les négociations entre Montréal et le gouvernement du Québec pour le statut de métropole, «c’est une chose primordiale que de pouvoir décider [quel type de moyen de transport] on veut autoriser sur nos rues. Nous allons négocier ce pouvoir décisionnel».

Sécuritaires, les planches?
La Commission sur le transport et les travaux publics avait déjà fait des recommandations à la Ville en 2012 au sujet des utilisateurs qui devraient avoir accès au réseau cyclable. Suite à cette étude, Montréal avait tranché: seuls les fauteuils roulants électriques, les patins à roues alignées et les vélos à assistance électrique peuvent accompagner les cyclistes sur les pistes cyclables. Les vélos électriques de type scooter, parce qu’ils roulent trop vite (35km/h), et les planches à roulettes, parce que leur vitesse n’est pas uniforme, avaient donc été bannis des pistes cyclables.

Les dernières données disponibles démontrent également que le nombre d’accidents impliquant une planche à roulettes sont en hausse au Québec. Entre 2010 et 2013, les accidents entre planchistes et automobilistes sont passés de 39 à 60, selon la SAAQ. Plus de la moitié des victimes sont des jeunes âgés entre 12 et 17 ans.

Selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), plus de la moitié des accidents surviennent dans un parc destiné aux planches à roulettes, et 96% d’entre eux sont causés par une chute liée à une perte de contrôle.

M.Downey considère que l’adoption de sa motion permettra d’entamer des discussions afin de réduire les préjugés reliés à la planche à roulettes, et de sensibiliser davantage les planchistes aux règles de sécurité adéquates.

En collaboration avec Laurence Houde Roy

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