IDS-Verdun

L’Île-des-Sœurs aura son clocher

Photo: (Collaboration spéciale)

Alors que des églises ferment leur porte en raison d’une baisse considérable d’achalandage, celle de L’Île-des-Sœurs est en pleine croissance. Au point tel que la paroisse Sainte-Marguerite-Bourgeoys construira un clocher d’ici trois mois.

«Nos messes sont déjà remplies jusqu’aux fêtes. L’église est en expansion, surtout avec les nouveaux arrivants, surtout d’origine latine. C’est un peu un paradoxe avec le diocèse. Notre église ressemble plus à un temple qu’à une salle paroissiale, d’où la raison de construire un clocher», commente André Harvey, le marguillier de l’église.

C’est l’architecte Dan Hanganu qui a conçu les plans. «Nous pensons que c’est un maitre dans ce domaine et il est un incontournable de l’île. Un recours à ses services était un choix éclairé», ajoute le marguillier.

Construction
Contrairement aux églises traditionnelles, le clocher sera construit dès novembre quelques mètres plus loin, sur un terrain cédé par l’arrondissement. Verdun a d’ailleurs accepté un changement de zonage pour permettre l’installation de ce campanile, «à la condition qu’un aménagement paysager ou que l’ajout d’une œuvre d’art vienne agrémenter la base des structures, tout en agissant comme barrière aux graffitis», précise la division d’urbanisme.

Les deux tours préfabriquées seront faites d’acier couleur noir, recouvertes de lattes de cèdre naturel. Elles mesureront 1,50 m de large et 6,5 m de haut, dépassant un peu le toit de l’église.

Cloches
Chacune des structures comprendra deux cloches surplombées par une croix illuminée.

«Les cloches sont dans les plans originaux de l’église. Elles ont une signification symbolique, c’est l’appel au citoyen, l’heure de l’angélus», explique M. Harvey.

L’église Sainte-Marguerite-Bourgeoys héritera des cloches provenant de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs sur la Rive-Sud vendue récemment, faute de moyens financiers et d’achalandage pour la maintenir ouverte.
Les quatre cloches d’une cinquantaine d’années nommées Marie, Anastase, Gérard et Isidore, ont coûté 5000 $.

«Aujourd’hui, ça serait déraisonnable de faire confectionner quatre cloches en Europe. Cela coûterait au moins 100 000$. On peut presque dire que c’est un don, c’est un prix symbolique. C’est intéressant de voir qu’elles sont utilisées ailleurs et que le patrimoine reste dans la même province», croit Sylvain Giraldeau, coordonnateur de la paroisse Sainte-Marguerite-Bourgeoys à Saint-Hubert.

Financement
Les plans finaux doivent être approuvés le 16 septembre par le comité de l’église de L’Île-des-Sœurs. Ce n’est qu’à ce moment que l’on connaîtra le montage financier final du projet.

«Il faut attendre que l’évêché donne son aval et à ce moment, nous fournirons le mode de financement. Nous avons des dons de charité et des ressources provenant des activités que nous tenons dans la salle Le Bourgeoys», précise M. Harvey.

L’inauguration et la bénédiction auront lieu avant le temps des fêtes.

Articles récents du même sujet